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Livre d'or des Pieds Noirs
Il y a 2617 Méssages sur le livre d'or
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Méssage de : la nicoise      posté le : 5 avril 2015
cherche photos ecole fille monplaisant institutrice
Mme mazereau et directrice Mme cremades annee 46 47 48 '49 50 51 52 merci je suis de bel air et Victor hugo
place korte et a bel air coté ravin cote epicerie gimenez.mail mandarine006@orange.fr
mandarine006@orange.fr

 
Méssage de : la nicoise      posté le : 5 avril 2015
cherche couples pieds noir de bel air Victor hugo
ste eugene ou autre cartier d oran pour partie de cartes je suis a nice cherche également photos ecoles Victor hugo et ecole de monplaisant annee 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54institutrice Mme mazerau et cremades directrice Mme loubet de Victor hugo
mon mail mandarine006@orange.fr

 
Méssage de : rossignol      posté le : 5 avril 2015
bonjour j ai par hazard trouver le message francis galiana qui me recherche je lui ais passer un message mais il ne repond pas son imail est polito9g@ol.com merci de minformer
evelyneballester@hotmail.fr

 
Méssage de : PIERRE      posté le : 3 avril 2015
Bonjour je suis né en 1942 à BONE J'habitais cité Juanola
Je serais heureux de retrouver des personnes ayant connu mon quartier
pierreregnard@orange.fr

 
Méssage de : Pacco      posté le : 2 avril 2015
BONJOUR§
la douleur était aussi ressentie par ceux qui ont vu partir les amis, les voisins et les camarades d'école et de jeux. Je n'oublierais jamais mes amis Jean Jacques et Jean Choux Picard. Qui peut me donner des nouvelles. Je termine un livre "mémoires en apnée" et je parle de vous tous. Tres amicalement Pacco (BOUMEZOUED Bouzid de Soukeltenine de 1958 à 1962) merci.
cap_bja@yahoo.fr

 
Méssage de : MGUIL      posté le : 2 avril 2015
Je cherche la famille Ruiz qui a vécue à Tidders au Maroc j'aimerai savoir un peu de leurs nouvelles . Merci à toute personne qui veut donner un appui pour trouver cette famille .
Lahcen_mguil@yahoo.fr

 
Méssage de : colette      posté le : 1 avril 2015
Bonjour à tous, je reste toujours admirative de ce merveilleux site, il me rappelle tant de beaux souvenirs sur l'Algérie de notre jeunesse à jamais dans notre coeur . Colette la Bônoise.
levy22@club-internet.fr

 
Méssage de : AMAR CHERAOUI      posté le : 1 avril 2015
cherche une ancienne famille les sabardel de oued aiss tizi ouzou leur enfant avec qui j'ai grandi marie et albert
amar.cheraoui@/tizi.com

 
Méssage de : claude-france      posté le : 31 mars 2015
Bonjour a tous

Je recherche une personne qui aurait fait une analyse biographique sur les Pieds Noirs, sur leurs parcours migratoire, une analyse sur la vie des Pieds Noirs, à partir de témoignages. Ou qui connaitrait quelqu'un.
Elle est en maitrise de science politique Communication et société a l’université de l UQUAM à Montréal
Et ce mois-ci il lui faut préparer sa prochaine année, et remettre son projet a son directeur de maitrise.
merci a tous
claude-france
claudefranceleon@videotron.ca

 
Méssage de : manzannie      posté le : 28 mars 2015
fille de manzano jules je recherche des amies de chez nous
jacques.lacube3@orange.fr

 
Méssage de : oran62      posté le : 16 mars 2015
Bonjour, je suis toujours à la recherche des copains et copines de jeunesse ou d'école ainsi que de mon voisin José Sanchez qui travaillait à l'EGA. Je suis Ghislaine Navarro (ép. Pons), j'habitais au N°20 de la rue de Lamoricière. Ancienne élève des Dames Africaines rue Béranger. Ai travaillé à la CAISOBATRO rue du Fondouck (M. Cerdan). Les années passent si vite ... Je serais tellement contente !
oran62@orange.fr

 
Méssage de : LUCIEN      posté le : 11 mars 2015
Je souhaiterais retrouver gilles et pierre yves VACHEROT habitant rouiba et ayant fréquenté le collège st joseph d'el biar merci d'avance
lucienveaute@hotmail.fr

 
Méssage de : nostalgie      posté le : 8 mars 2015
je suis de tiaret j'habitais rue cambon au dessus du café perez j'allais au collége jusqu'en 62 monpére travaillait chez caterpillar j'aimerais bien retrouvé des amis ou des familles qui ns ont connu famille tortosa merçi
les2jos@wanadoo.fr

 
Méssage de : Françoise      posté le : 5 mars 2015
Bonjour à tous.
Avez vous connu la famille Berto à Constantine. Pascual et Paquita Berto mes grands parents ont eu 4 enfants : Francisca, Pascal, Claude, Christian.
Et la famille Baux (je ne connais pas l orthographe du nom) 2 filles l'aînée Monique (qui s'est mariée à Christian Berto) et Liliane.
je suis née en 1961 à la clinique Abelly de Constantine et partie comme beaucoup en 1962.
j'espère avoir le plaisir de communiquer avec des personnes ayant connu ma famille.
Amicalement
franss30@msn.com

 
Méssage de : necibali      posté le : 5 mars 2015
c est comme une bouteille voguant au gré des flots,mais la tentative est permise: si un colon de l été 1963 - chalet sis au village LA ROCHE FRIBOURG SUISSE -prend connaissance de ce message qu il me fasse signe grandement plaisir
necibali237@gmail.com

 
Méssage de : kalami      posté le : 5 mars 2015
bonsoir,
ceci est un appel à tous les Cardona ayant vécu dans l'Oranie,en effet je suis à la recherche de mon premier maître et initiateur à la culture française en l'occurence monsieur Cardonna Gilbert qui a exercé sa noble profession à l'école mixte du Khémis dans la commune de Tamzourah ex.Saint-Maur département d'Oran prés du village d'Ain El Arba on m'a fait savoir que ce grand Homme est natif de Sidi oumédiène ex.Hameau-Perret (Ain El Arba) merci et meilleurs voeux à tous .
Kalami
menadkacemi@yahoo.fr

 
Méssage de : maitena      posté le : 4 mars 2015
Bonjour. Je cherche des photos et l'adresse d'une ferme à Aïoun El Baranis vers Aïn El Hadjar où JUAN Manuel (décédé le 18/10/1935 à Oran suivant le numéro d'état civil 4123) et Maria-Térésa(décédée le 14/02/1958 à Saïda suivant le numéro d'état civil 68) mariès à Aïn el Hadjar le 13/10/1900 suivant registre N°6, étaient ouvriers agricoles entre 1900 et 1934. Ayant eu de nombreux enfants, l'un d'eux est né en 1916 à Aïoun el Baranis. Est-ce qu'il s'agirait de la ferme Bombezy route nationale 104 au sud-ouest de Aïn el Hadjar vers Moulay Larbi que j'ai trouvée sur Panoramio Google Earth, ou s'agit-il de la ferme  de M.Titico  où travaillait  M.Fraco?

Merci de me dire si au contraire il s'agirait d'une autre ferme dont je ne connais pas l'ancien propriétaire?
claude.caparroz@orange.fr

 
Méssage de : kalami      posté le : 2 mars 2015
bonjour,
je suis à la recherche de toutes les maîtresses et maîtres de l'école mixte du Khémis commune de Saint-Maur département d'Oran melles Bati,SimonenMrs Valéro,Cardonna,Canessa etc... Merci
menadkacemi@yahoo.fr

 
Méssage de : Gérard      posté le : 1 mars 2015
( suite et fin de )
MON TROISIÉME VOYAGE À BÔNE EN 2012 ,
No 36 . Mon voyage à Bône du 6 au 11 février 2012 , ou * les jours heureux *

. Bône ce nom résonne en moi comme vie. En peu de temps le taxi nous amène à l’Hôtel el Mouna . La pluie tombe avec force le vent souffle. Je retrouve déjà mon enfance. C’est étonnant comment nos premières années restent imprégné en nous. Quel bonheur de repasser devant le port même s’il est devenu une forteresse. Quel sensation de revoir la corniche. La mer est démontée. Elle en est marron par moments. Alors je baisse la vitre et je me mets à humer cette odeur caractéristique .que seul la corniche de Bône possède. Pas de doute je suis bel et bien intoxiqué à vie par ces odeurs et qu’on ne me parle pas de désintoxication. Mes poumons ne sont pas assez grands pour s’en remplir de cet air de Bône. Comment décrire ce qui ne peut que se ressentir. Impossible. Voilà c’est en drogué de cet air marin de la corniche que le taxi s’arrête à l’hôtel. vite, vite! Faut que je ressorte. Je pose mes stocks dans la chambre, mais une faim me tenaille et c’est à st Cloud que j’avale sans les apprécier ces premières merguez dont je ferai une indigestion durant mon séjour. Et nous voilà parti vers mon premier rendez vous .le quartier St-Thérèse .ou je dois retrouver la villa de ma tante titi. 50 ans après pas facile. Alors je prends en photo toutes les villas. Et je cherche. Voilà je pense avoir trouvé mais non ce n’est pas celle-ci .mais ce ne sera au cours de ma recherche que des belles rencontres tout au long de ce voyage. Je sonne et une dame m’ouvre sa porte. Je lui demande si cette villa était dans le temps au nom de Coutayard . Elle me dit non. Mais aussitôt la conversation s’engage. Entrez !entrez ! Et entrez, entrez! Et cela on me le dira partout. Ah! Merci .merci à vous braves gens de notre pays. Cette gentille dame me présente sa maman qui aussitôt va me chercher un panier remplit de dattes. Je refuse pour la forme. Mais pas trop ah, ah!, ah! Et me voilà à manger ces belles dattes d’Algérie. Cette dame me recommande à sa voisine qui plus âgé pourrait me renseigner. Et voilà je sonne à sa porte, et encore une belle rencontre, belle instruction, langage qui ferait honneur à Victor Hugo, me voilà à faire de nouvelles connaissances et de recevoir des invitations .mais hélas je ne peux accepter. Trop de choses à faire. Mais ce moment passé avec vous Madame fut du pur bonheur. Quelle joie d’être ainsi reçu par ce peuple dont depuis toujours je fais parti. Hélas je n’ai pas trouvé ta maison ma tata titi .je suis un peu triste mais je remettrai cela à ma prochaine visite. Marcher au milieu de toutes ces villas bouscule mes souvenirs .je me revois quand enfant nous allions chez tata titi. Ces maisons me regardent. Je les regarde. Nous ne sommes pas étranger .je commence à imaginer leur vie avant 62. Et voilà je ne suis plus au moment présent. J’ai dix ans et cela, au court de mon voyage je peux dire que je les ai eu souvent mes dix ans, ou avec ma maman je déambulais ces rues de st- Thérèse, ou l’été le soleil tapait dur sur le citron. Toutes ces images je les ai en tête à tout jamais. Elles sont ma richesse .certains en rirons mais moi je les changerai pas pour de l’argent. Ma fortune ne peut se compter ainsi.

Et puis je décide d’aller revoir mon école de st Cloud. Bien sur toujours avec un peu d’appréhension car mes attentes sont grandes. Je veux tout voir. Tout retrouver. Je suis reçu par Madame R.J. et par une gentille infirmière, je leur dis que j’ai été élève de cette école et aussitôt avec un large sourire elles m’ouvrent la visite. Je me retrouve encore à mon enfance. Ou sous un soleil de plomb je partais pour l’école de st Cloud. Des fois ma mère me donnait 5 centimes et des fois j’ai honte à le dire je les volais dans son porte-monnaie et je me rappelle juste en bas de l’école il y avait un marchande de makrout je m’en rappelle très bien car les siens étaient les plus gros du coin. Et je m’achetais un gros makrout dégoulinant de miel. Que je dévorais à toute vitesse sous un soleil de plomb avant de rentrer à l’école de st Cloud. Ces makrouts sont une des images qui ne me quitteront jamais et 50 ans après en en parlant, J’en ressens encore le goût dans ma bouche. Je reconnais tout de mon école, je prends des dizaines de photos souvent les bras en l’air c’est pour moi une façon de montrer ma joie et cela fait rire les dames qui m’accompagnent. Je les sens aussi heureuse que moi. Elles doivent se dire sa prends pas grand-chose pour le rendre heureux. Mais je crois surtout qu’elles ont comprit qu’elles ont fait comme moi un retour en arrière, et se disent !va y profite tu es chez toi. Merci à vous ! Je revois les classes. Le préau. La cour. Je me rappelle surtout qu’en été on crevait de chaleur dans cette cour, je revois la petite forêt de pins en arrière de l’école ou se trouve le terrain de sport, et ou en été on entendait crier les étourneaux. Je reparle du passé avec ces Dames. Je suis une vrai gargoulette qui se vide en paroles je suis heureux quoi ! Et puis elles me demandent de signer le livre d’or des anciens élèves. Alors je me fais pas prier et bien sur comme dirait ma maman. * tia dû écrire un roman heinnnn ! *ben oui maman j’ai écris un roman. Certains signent un livre avec leurs doigts. Ah non !!!Moi je l’ai signé avec mon cœur et mon âme. J’ai écris toute une page de mon écriture affreuse. Mais comment résumer sur une page des années de bonheur .alors elles me demandent de leur lire ce que j’ai écris. Je commence à lire et monte en moi des émotions terrible qui me gonflent la gorge, les souvenirs m’assaillent. J’essaye de contrôler .impossible ! Je me mets à bredouiller, les larmes coulent de mes yeux. J’essaie de contrôler, impossible. Alors je continue au milieu des larmes. Je crois que j’ai fais mon show mais voilà moi je suis sensible. (Oui je sais un homme sa pleure pas et patati et patata .tout cela pour moi c’est du vent) bref je suis en larmes. Et je leur dis * excusez je ne peux pas continuer et dans des bredouillements plus que des paroles .je dis * je veux juste vous dire merci pour votre accueil. Merci de m’avoir comprit. Elles me tendent un mouchoir. Ah sacré Gégé. Mais bon jamais je ne trahirai mes émotions pour plaire et sauver la face car je n’ai rien à sauver. J’ai surtout à être moi-même .et puis M …. Je suis heureux. Voilà. Je récupère. J’ai des yeux gros comme des billes agates. Mais c’est de bonheur. Je dois quitter. Avec regrets sous une pluie qui ne lâchera jamais,
Les dames me raccompagnent à la sortie avec promesses de revenir. Ah non elles n’ont pas été juste gentilles avec moi .elles ont été généreuses de leur temps. Généreuses de leur cœur. Je me suis senti aimé. Oui je reviendrai qui sait peut être sans pleurer mais ça je ne veux pas y penser. Je veux surtout revenir, merci à vous de votre accueil. Merci école de st Cloud de ne pas m’avoir oublié.
Je ne me suis pas rendu compte mais j, ai passé plus de 2 h 30 dans cette école de st Cloud je repars pour l’hôtel sous la pluie. Le soir tombe. Je peux dire que pour une première journée Aie! Aie! Bonjour les émotions. Mais quelle journée bien remplit. C’est beau les jours heureux !
Mardi 7 février.
Je regarde par la fenêtre de l’hôtel, purée va!! Un déluge de pluie et de grêle. Bon ben faut sortir. Hein !! J’appelle mon Ami algérien H de la menadia. Et lui donne rendez vous à l’hôtel pour 10 h 30. Nous nous sommes connut par internet et je le sais homme de cœur. Le téléphone sonne .c’est la réception * votre ami vous attends en bas .je descends et pour la première fois deux hommes de cœur et de raison se retrouvent. Nous nous embrassons et on s’installe à une table du resto, je lui dis ma joie de le voir. De le connaître, lui à les larmes aux yeux. « Je ne pensais pas que tu viendrais » me dit-il, c’est mal connaître Gégé. Nous voilà à nous raconter nos vies. Et chacun à eu ses blessures. Il me parle de sa vie. De son père (on gardera cela pour toi et moi mon ami H) mais quel malheur à l’écouter. Qui à dit que les guerres sont propre, seul ces exploiteurs de la misère humaine. Je l’écoute, et afin de lui montrer que je le comprends .je lui prends les mais dans les miennes. Je ne peux que lui dire un sincère* je suis désolé * mais sache mon bon ami que je comprends ta vie. Car ta vie c’est aussi mon histoire. Et que je suis aussi désolé que je sois impuissant à changer le passé. Nous voilà à refaire les choses à faire revivre nos passé, mais que de la joie .tu te rappelle de cela .et de cela. Comme c’était bien. Oui je me rappelle de tout ! Un homme de bien mon ami H. Pas facile sa vie. Pas facile la mienne alors bien sur on se comprend. Le temps court. Nous décidons de repartir ensemble puisque m’attends l’école de Beauséjour. Et c’est bras dessus bras dessous. Comme deux frères que nous remontons vers la ménadia. Ou nous nous quittons avec maintes embrassades comme seul nous autres habitants de l’Algérie on sait le faire avec promesse de se revoir avant mon départ. Oui un homme gentil mon ami H .je suis heureux de te connaître.
Je remonte depuis la ménadia cette route que si souvent j’ai fais enfant, quel plaisir. Je me revois avec mes shorts et mes savates en plastique .du pur bonheur, dire que étant enfant sa me paraissait si long ce trajet. Et là me voilà déjà arrivé au coin de l’école de beauséjour. Je sonne. .on m’ouvre. Je demande. Le directeur Monsieur B. on me fait entrer dans son bureau, je suis accueillit par son frère qui me dit - Entrez, entrez. Monsieur B va arriver. Et voilà que s’engage entre ce monsieur et moi une conversation comme si nous nous connaissions depuis toujours. Je reste persuadé que pour que deux hommes se parlent en toute liberté il ne faut pas des jours. Non! Non !juste que sa clic ! Et là croyez moi sa à cliqué ! Quel bonheur d’être reçu ainsi. Je ne sais pas s’il se rend compte à quel point je suis heureux, cette école est la mienne et on me le fait bien ressentir. .voilà que Monsieur le directeur arrive. Juste son sourire est une carte de visite comme on n’en fait plus. Nous sommes heureux de nous revoir, je lui donne des photos de moi prisent en 1958 et 59 .dans cette école. Je lui offre du bon sirop d’érable du Canada. Vraiment une belle journée. Nous partons ensemble sur le boulevard qui mène en ville. Et nous voilà à prendre un verre dans un café. Cet homme là à du cœur. Et lui aussi je ne sais pas s’il se rend compte à quel point je suis émut de me retrouver à mon école, et reçu comme si je ne l’avais jamais quitté. Il me dit revenez jeudi je vous ferai un diplôme du passage à votre école. Je note et nous nous quittons .il est 14 h 30 je pars vers le cimetière cette route si souvent prise est gravé dans ma mémoire à jamais.
La pluie redouble de force. Mais cette eau est bénite pour moi. Elle m’a si souvent arrosé enfant mais là elle devrait au moins me laisser tranquille le temps de mon passage au cimetière. Mais non pas question ! Je retrouve M et A les gardiens du cimetière et nous voilà sous une pluie qui redouble. À la recherche des tombes de ma famille. Et de celle d’amis. Ah notre beau cimetière hélas à subit les affres du temps. Un véritable bourbier quand il pleut. Mais je ne me décourage pas. Et malgré le temps je prends les photos, lesquelles je sais sont attendu par de nombreuses personnes qui ont pas la chance d’être là. Je retrouve la tombe de mes frères. Ah! Cette pluie qui ne me lâche pas. Pourtant je trouve .je prends le temps. De caresser ce tombeau froid. Et sans vie. Ou depuis tant d’années vous dormez .plus de 50 ans ont passé. Que fessais-je durant toutes ces années ? Je me dis. J’essaie en leur parlant de combler le temps perdu. Mais le temps perdu ne se comble pas. Il est perdu ! .alors je parle .je parle. Et tout me revient. Comment peut –on garder en mémoire toutes ces images intactes si ce n’est par la douleur et la souffrance qui les à suivit. Mon visage est mouillé, je ne sais même plus ou est mon parapluie, la pluie .les larmes se mélangent je suis trempé car j’ai finis par tout oublier autour de moi. Pour être plus prêt de mes frères. À instant si court on donne tout .je sais que je voudrai leur dire tant de choses qui se bousculent dans ma tête pourquoi toi ce caveau es tu si froid. Quand j’y dépose mes mains. Ah le temps est impardonnable il essaie toujours de vous ramener à la dure réalité mais moi en ce moment là je veux juste être le petit garçon qui venait avec sa maman, votre maman vous voir .et qui ne comprenait pas tout. Et jouait autour de votre caveau .pendant que notre maman le nettoyait. Aujourd’hui je suis grand. Sa veut dire quoi ?juste qu il me reste les regrets. Et les regrets sont terribles. Mais avant. Oui avant. J’étais un enfant. Et je ne comprenais pas. Aujourd’hui oui je comprends. Aller va ! Faut partir. Je reviens. Je retrouve mes 60 ans. Pour constater que je suis dans un état pitoyable. .mouillé et plein de boue. . Il faut retraverser le cimetière la pluie qui à redoublé en à fait un terrain de marécages. On me dit que des budgets sont attribués par la France. Mais que ceux qui les reçoivent les détournent. Pour s’acheter des 4x4. . Boff .cela ne m’étonne même pas et je n’arrive même pas à les haïr. Je connais trop le genre humain. Alors mon beau cimetière tu es seul à prendre soin de toi. Aller à la prochaine, va !
Et je me dirige vers la vielle maison. Surnom que nous avions toujours eu pour la maison rue du docteur mestre ou nous sommes tous né .vieille maison car en ce temps là ce n’était pas la richesse .enfin du moins pas tel que le monde peut le comprendre. Car si nous n’avions jamais été riche d, argent. Par contre nous avions la richesse des pauvres. L’amour et la famille. Quelle joie d e revoir Mr et Mme S. Si les premières fois que je suis allé les voir je ne contrôlais pas mes émotions. Là je suis serein. Car je sais que je rentre chez moi. Ils sont débordants de tendresse et d’amour et d’attention. Ils donnent comme seuls les pauvres savent donner, avec leur cœur! Après cette pluie qui ne cesse pas et m’a détrempé quelle satisfaction de nous retrouver tous autour d’un bon thé comme seul un algérien sait le faire, et de pâtisseries, makrouts .cornes de gazelles. Etc. Et de cette galette cuite sur la pierre. Voilà déjà faut se quitter mais je lorgne la galette dont il reste un gros morceau. Et tant pis je fais mon mal élevé et je demande si je peux emmener le morceau de galette qui reste. Aussitôt. Tous partent à rire. Et me voilà non pas avec un morceau de galette mais une galette entière enveloppé qui m’est remise. . Sa fera mon déjeuner de demain humm ! Merci à vous braves gens. Que cette maison qui nous à vu naitre. Vous soit à jamais un abri sur. Et remplit d’amour .je vous aime.
Il est déjà 18 h. et la nuit tombe depuis l’hôtel el Mouna. Je vois la plage de st Cloud, la mer est démontée. Les vagues se fracassent. La pluie bat les carreaux de la fenêtre. Les lampadaires voient leur lumières tanguer sous l’effet du vent. Tout cela est st Cloud la plage. Je ne change rien à mon programme. .pluie !tu ne ruineras pas mon voyage et je pars manger à la caravelle. Le restaurant des riches comme on disait dans le temps avec mon papa. Refaire la corniche en taxi, sous la pluie, ses virages. Ses arcades. Le collège d’Alzon. Tout va trop vite dans ma tête. Que déjà je suis arrivé. Je descends les marches de la caravelle et le Maitre d’hôtel me reconnaît. Et avec un sourire de pro me serre la main. Ah! Je lui dis. Ce soir c’est la fête. Je veux ce qu’il y a de mieux. Car je ne suis pas seul même si S est avec moi nous sommes trois. Lui .moi et mon papa. Ce soir papa toi qui n’à jamais mangé ici. Ce soir papa ! On mange à la caravelle. Et je commande tous ce que mon papa aimait. . Matsagounes. Dorades grillées. Je m’installe à une table près de la fenêtre. Et même si il fait nuit je veux voir la mer. La mer qui danse dans la pluie et le vent. Il fait nuit Et les fenêtres sont remplit de bué, alors de mes mains j’essuie et je regarde. En bas. Assez de lumières pour voir les rochers. Mes rochers. Ou j’ai passé tant de nuits à attraper sars et autres poissons. Et bien que je n’avais que 10 ans ils n’avaient aucune chance une fois accroché à ma ligne j’étais un bon pêcheur. Ah mes rochers vous rappelez vous de moi. Oui je le sens. Et cela me conforte et me mets un grand sourire sur les lèvres. Je le sais. Je le sens .je ne suis jamais parti. Voilà! J’ai bien mangé. La bouteille de st Augustin à fait son effet, j’ai bien parlé avec mon ami le maître d’hôtel. Soirée formidable. Et je repars satisfait. Dehors il fait froid mais je me fiche de cela. Je veux marcher un peu. Et je repars vers l’hôtel el Mouna. À pieds. Je ne résiste pas, tous les 3 pas je me penche en bas pour voir ce lever de l’aurore ou la mer en furie se fracasse sur les rochers et qui en 1960 me faisait dire * ah ce soir elle tape trop on fera rien ! * . Papa toi qui est parti il y a déjà quelques années. Es tu là ce soir en bas. Avec ton bambou, je crois que oui. Tu te rappelle mon papa on y à passé tant de nuits. Alors papa attends je te rejoins. Je descends ma bicyclette et comme avant, comme quand c’était les jours heureux. On dira « et tchak, je lui donne ». Et on le mettra dans le cartable .et ne rentrant maman sera heureuse. Merci à toi S mon compagnon qui durant tous ces moments à comprit que je voulais être seul avec mes souvenirs et qui tranquillement marchait en arrière à attendre que je revienne sur terre et qui alors me disait à chaque fois * alors sa yé tu l’as retrouvé ta vie d, avant !* oui S je suis ici pour cela tu le sais bien ! Je l’ai retrouvé ma vie d, avant !
Mercredi 8 mars.
Ah cette nuit orages terribles. Je ne voulais pas dormir. Les mains bien à plat sur les couvertures, j’écoutais la pluie battre les carreaux, et soudain la chambre entière s’éclairait, le tonnerre se mettait à gronder et la foudre tombait sur la mer. Ah le tonnerre de Bône non! Non! Il n’est pas comme ailleurs. Le tonnerre de Bône. D’abord il est mon ami. C’est lui que j’ai connut à mes premiers cris. Et puis il ne gronde pas comme ailleurs wallou ! .il à une voix. Un peu comme dieu quand il parle dans les montagnes a moise dans ce film de Cecil B de Mill. Le tonnerre à Bône roule sa voix. Ramène sur lui toute son énergie .et puis lâche un roulement de darbouka puissant. Qui résonne dans la montagne de Bugeaud et ébranle les maisons, vous donne le sentiment de lui appartenir .il n’est pas méchant. J’en ai connus des tonnerres dans le monde. Celui
De Bône c’est le plus beau. Le plus puissant. Mais jamais il ne vous fera du mal. J’ai passé la moitié de la nuit. Oui!! Les yeux grands ouvert à l’écouter et j’avais à nouveau dix ans. J’étais dans mon lit à la villa des trois mousquetaires .ou souvent il m’a chanté ses trémolos et fait passé mes plus belles nuits d’enfant qui sait que de toute façon .pas loin dorment papa et maman et que tout est sécurité...
Il est 8h 30 un taxi vient me chercher je pars pour Randon ou je dois rencontrer un ami A. qui me dit - va jusqu’au rond point et je t’attendrais. Maudite pluie qui ne s’arrête pas... Arrivé au rond point, à l’entrée de Randon. Je sors et je vois arriver vers moi. Mon ami A sous un parapluie. Ah! Ah! Ah! . Quelle grandeur d’âme. Je garde dans ma mémoire à jamais notre rencontre tu avais un sourire d’homme heureux. On s’est serré dans les bras. Et avec les yeux plein de larmes tu m’a dis :Toi aussi :
-Je ne pensais pas que tu viendrais !
-C’est mal me connaître mon ami. Ah! Ah! Ah! …
- Veux-tu absolument que je renvois le taxi! Me dit –il :
- A partir de maintenant c, est moi qui s’occupe de vous! Il à l’air heureux. Et moi je trouve cela formidable. C’est génial toute cette spontanéité. Nous nous dirigeons vers sa maison. Sacré A il est encore sous ses émotions de notre rencontre. Persuadé que je ne viendrai pas. . Ah! Ah! Ah!... Nous entrons, sa femme nous accueille avec un large sourire. Belle famille. Nous n’avions pas prévu de rester pour le diner mais A insiste.
Et en deux trois mouvements. Nous voilà assis dans le salon sur des tapis. Et des pouffes à manger ensemble . C’est génial. A, va chercher sa collection de photos et nous passons en revue tous ses souvenirs. Nous avons refait 50 ans d’histoire en 2 heures. . Il est temps hélas de se quitter. Et A, nous raccompagne à Bône. Nous voilà tous les trois à nous promener j, avais des adresses à trouver A se charge de m’aider. Et partout ou nous demandons, des gens du coin nous viennent en aide, et cherchent avec nous. Merci à vous, merci de votre générosité. Et puis A doit nous quitter. A, je suis heureux de te connaître. De connaître ta famille. Tu es un être de cœur et sensible. Tu es vrai. Et tu as les pieds sur terre. Tu m’as ouvert ta maison, reçu comme un membre de ta famille, donné beaucoup .tu m’a fais revivre mes 10 ans. J’ai passé avec toi une très belle journée. Ah oui je reviendrai. Tu es mon Ami A.
Le temps court. La nuit tombe je décide d’aller acheter quelques souvenirs sur le cour Bertagna sous les arcades. Mémoire ! Mémoire ! Les souvenirs ou ? À acheter ?non ! On n’achète pas des souvenirs surtout pas les miens. Ils sont à moi .ils sont ma richesse .voilà je suis sous les arcades pourquoi faut-il maman que tu me tiennes soudain la main ! On traverse la rue. ? Ah oui mais tu me parle maman tu me parle c’est vraie ??.* attention aux calèches mon fils .aller va!! Au moins sous les arbres le soleil nous y tapait pas dessus, et marche pas dans la merde des chevaux hein !!! Que moi je nettoie après .aller dépêche toi. Que si tu marche comme ça demain on y est encore .fais pas la charrette. Va !! Attends que je regarde un peu les vitrines, et commence pas à courir et à te cacher derrière les poteaux des arcades. Que moi je ne te cherche pas. heinn !! .* maman!! Maman !!! . Je me sens tout étourdit. Car un coup de klakson me sort de mon enfance et me revoilà en 2012. Maman m’a lâché la main. Je retrouve mes 60 ans .mes deux bras portent des paquets .oh non !! Pas de souvenirs. Juste des bibelots. Une grande tristesse m’envahit .je ne me suis même pas rendu compte que j’étais sorti du magasin. Je dois accepter que maman est partie, car je ne vois même pas de calèches .dur! Dur !!La réalité.
Jeudi 9 février (le diplôme)
Dire qu’il pleut ne change rien, je dois retourner à l’école Beauséjour ou le directeur doit me remettre mon diplôme. Je remonte la ménadia . Bon sang que cela se fait vite. Dire que enfant je trouvais le trajet si long. J’arrive à l’école je sonne. J’entre. Je demande le Directeur. On me dit qu’il à dû s’absenter .mais qu’il à laissé un paquet pour moi. Quelques minutes plus tard deux dames reviennent avec un joli sac à cadeau. Bien arrangé. (Déjà là je dis whowww !!) . J’ouvre le sac et même si je pensais avoir quelques chose de bien je me retrouve devant un superbe emballage molletonné. Je suis époustouflé, dedans se trouve un diplôme de reconnaissance de mon passage dans cette école digne des hautes écoles. , je n’en reviens pas. Mes yeux s’ouvrent comme des billes. Je dis à mon ami S
- regarde !! Mais regarde !!! Attends, ca c’est du professionnalisme.
-ah oui je me rappelle exactement de mes paroles ! Je n’en reviens toujours pas. Je regarde les dames qui me l’ont donné et qui trouve cela bien banal. Et qui se mettent à sourire de voir ma tête. Moi je suis sidéré, une véritable œuvre d’art. Je ne sais plus si je suis fier. Ou content. Ou surprit. Tout se mélange dans ma tête, franchement Monsieur le Directeur. Là vous m’avez scotché !! Je suis à le tenir ce diplôme à deux mains. Et je regarde autour de moi cette école. Moi qui n’avait jamais été un surdoué à l’école et à qui les diplômes se sont fait plutôt rare .mais cette école à façonné ce que je suis aujourd’hui. Cette école de Beauséjour à fait que je sache lire et écrire .Quel bonheur de recevoir en ce jour une telle reconnaissance .je me retourne alors encore vers la cour de l’école et je balaie tous les murs du regard avec un sentiment d’appartenance, avec au cœur des émotions d’enfant. Je suis tout retourné, j’ai des larmes plein les yeux .mais alors quel bonheur, .je suis heureux. Je ne crois pas que le Directeur se soit rendu compte de l’impact de son geste de générosité. J’en ai eu des reconnaissances au long de ma vie .elles sont de l’ordre professionnelles. Et on sait que dans ce milieu souvent ce ne sont que des discours de formalité. Mais là !! Là ! Ce que je tiens dans les mains c’est ma vie. C’est mon enfance, c’est toute mon existence .oui Monsieur le Directeur vous m’avez certifié ma vie .la vraie celle qui est * mes jours heureux * c’est mon histoire lié à ce pays, lié à mon Algérie. Je suis fier d’être né en Algérie .et puis! Il faut repartir.

Me voilà partir pour la rue Burdeau .je dois retrouver la maison de tata Odette. Impasse Savino, bien sur je ne passe pas inaperçu avec mon appareil photo et puis les gens je crois se sont habitué à nous voir revenir. Et puis bon oui j’ai la conversation facile. Et me voilà à parler à des gens qui me disent, oui! On connaît le propriétaire Monsieur A... Et de me le présenter .il était dans un café juste au coin du passage Savino et de la rue Sadi Carnot. . 4 hommes attablé qui m’offrent de m’asseoir et m’offrent de prendre un thé. Tout de suite on se lance dans notre histoire celle de nous autres celle des années des jours heureux. Parfois on parle tous ensemble chacun à envie de dire ce qui depuis des années dort en lui. On à une même histoire et une même déchirure. Oui je le dis avec sincérité, à cette table il n’y a que des frères. Il n’y à que des hommes qui ont besoin de recoller les morceaux d’une déchirure qui fait mal des deux côtés. Ils se souviennent tous de ma famille. Et le propriétaire me donne tous les noms des membres de ma famille il me dit, oui c’est mon père qui leur louait l’appartement à ta famille. Il était même au courant des dernières nouvelles de la famille. Ah quelle belle conversation. Et nous voilà à prendre ensemble le passage Savino .il m’ouvre les portes de chez tata Odette. Dès que je franchis la porte de fer qui donne dans la cour c’est comme si je venais d’y entrer la veuille. Je retrouve mon enfance. Encore et toujours. Bon sang comme je suis heureux que des années d’exil n’ont en rien altéré mes souvenirs. Je reconnais tout. La cour. L’escalier en face qui mène à l’étage de l’appartement de tata .Odette . J, ai bel et bien dix quand je monte. Les marches. j’entends mes cousines et cousins rirent, je revois tata au balcon nous accueillir. . Je prends des dizaines de photos. J’aimerai que jamais ne se termine ce moment. Comme quand, tu te rappelle tata on venait chez toi, tu faisais du café. Tu sortais tes gâteaux. Et j’entends encore ta voix qui crie après mes cousins !!* Adriennnnn !!!!! Monte ou j’descends !* je ne veux plus partir à quoi bon de retrouver une vie d’adulte que beaucoup m’envie, alors que là j’ai retrouvé mes dix ans. Mes shorts. Mes savates de plastic. Et que je suis chez tata Odette. Demain avec son mari tonton Marcellin. On ira (c’est lui qui me l’a dit) chasser les perdreaux près du lac Fedzarra. Et puis samedi ils viendront à la villa pour faire les brochettes. J’irai chez le boucher chercher les frisures de mouton, le soit tata Odette et maman se mettront à couper la viande. On passera une belle soirée .sa sentira le kamoun . Et l’harissa. Et le lendemain les femmes feront les comptes. Tata Odette jamais je ne t’oublierai. Car dans la pauvreté ou nous vivions tous. Nous étions riches à millions, mais ça. Peu peuvent le comprendre. Voilà tata Odette il faut partir .il faut à nouveau refranchir le portail de fer du passage Savino que si souvent tu as passé sans savoir qu’un jour ce serait la dernière fois et que tu mourrais dans un pays qui nous est étranger... Mais grâce à Monsieur A le propriétaire et à sa gentillesse. Je sais maintenant que je peux revenir te voir souvent tata Odette. Et que nous revivrons ces jours heureux du passage Savino, quand j’allais chez toi tata Odette !
Je descends la rue Sadi Carnot je pars pour la colonne
Ah! Ah! La colonne. À elle seule c’est une ville dans la ville. Quel numéro n’a pas connut ma famille dont entre autres, les Borg ! Le 40 le 42 le 44 le 46 etc. etc... La colonne ou j’arrive en ce moment à pas changé de son atmosphère. Sa reste le quartier populaire, ou chacun connaît l’autre. Quand on allait à la colonne. Il fallait dire bonjour à chaque pas, car chacun connaissait l’autre, et ma mère me tirait par la main. * aller avance et dis bonjour quand on arrive heinnnn !! * comment !!Oui comment ne pas se rappeler de ces jours de la colonne... Je me refais ma colonne, celle des années 60. Dès que je tourne au coin du docteur Mestre. Je vois tonton Vincent déjà très malade, assis à califourchon sur sa chaise et qui regarde passer et le temps et les gens. Et à qui chacun dit Bonjour M’sieur Borg ! ca va ce matinnnn !! heinnn ! Et vous les enfants de la colonne vous dont j’entends les cris imprégné dans les murs des maisons Ou êtes vous les filles de la colonne ?, vous dont les cris retentissent à mes oreilles. Et me font me retourner, ou êtes vous Chantal, Leila ? Ah vous voilà. Sur le trottoir juste devant chez vous à jouer à la marelle. Ou plutôt aux osselets. Les larmes qui envahissent mes yeux font que je ne distingue pas très bien à quoi vous jouez... Ah non! Non! Vous jouez aux noyaux d’abricots dont on faisait des petits tas. . Et puis demain après midi. Leila et Chantal...vous jouerez à la corde pendant que le frère de Chantal., Bernard vous passera et repassera devant avec son vélo en vous narguant car pour vous les filles interdiction d’aller plus loin que le trottoir. Et puis toi Bernard que fais tu avec cette boite de conserve et cette longue ficelle ?? Ah !!Tu téléphone à ton ami Kamel ?, et demain matin Leïla et Chantal comme toutes les filles de la colonne de votre âge vous irez à l, école Sadi Carnot .Chantal . Leïla je peux le certifier. Vous n’avez jamais quitté la colonne Ah !!Tiens c’est tonton julien ah! Lui toujours au café de Marseille avec son anisette et ses cigarettes bastos, ce soir il sera saoul et rentrera chez lui à la cour des miracles au numéro 7 de la rue Sadi Carnot. L’alcool aidant il fera des zigzags en engueulant et en jurant sur tous ceux qui se moqueront de lui. Je t’aime mon tonton Julien. Laisse-moi te faire un bisou. Ben oui tu étais un alcoolique, et alors ? Tu étais un des piliers de la colonne avec tes jurons dont seule la colonne avait le secret. Tiens voilà le laitier Monsieur Mikalef ! Un pur maltais, et ma mère lui dit * Hier vous zavez encore mit de l’eau dans le lait .heinnn Mr Mikalef!! * et lui de répondre * oh vous croyez que je suis un boleur heinnn ??? . * .Avec mes dix ans je pénètre au numéro 44. La calèche est toujours là. Au fond de la cour des moutons mangent. Car bientôt ce sera l’aïd Kabîr . Du linge sec sur les cordes. On se sait pas à qui il est, tout est mélangé, mais chacun retrouvera le sien. Des odeurs me parviennent. Des odeurs de kanouns allumé sur lesquelles des femmes algériennes dans leur robes de couleur, le cou enrubanné de colliers de cuivre et autres métaux qui à chacun de leurs mouvements lancent des éclairs dans le soleil de midi, cuisent des galettes .Je suis hypnotisé par ces femmes au visage buriné mais serein. Par leurs mains couvertes de henné. Elles ne travaillent pas. Elles dansent, certaines ont le sourire édenté qui leur donne le respect de celle qui savent mais ne parlent pas, car les gestes sont leur paroles .Aller va ! Il y aura bien une de ces femmes qui devant mes yeux d’enfant grands ouvert de gourmandise et d’envie me donnera un morceau de cette galette. Je suis ivre de souvenirs, de bruits. De rires, de cris et d’odeurs. L’enfant de la colonne que je suis court partout. La colonne !la colonne !ne me laisse pas repartir. Je suis trop heureux ici avec toi. Qui à dit que c’est pauvre la colonne. Ah ah ah. Mais on à pas la même idée de la richesse. Aller va ! Venez mes shorts rapiécés, mes savates de plastic et toi mon bob j’ai l’air de quoi habillé comme ça ? Hein ? Mais j’ai l’air d’un enfant de la colonne. Alors je retombe le torse, et avec mes dix ans. Je repars pour l’hôtel el Mouna . Et surtout! Surtout !que personne jusqu‘à ce que j’arrive à L’hôtel ne me sorte de ma torpeur. Moi !la colonne, je vais à st Cloud Moi ! La choumarelle de la colonne, je vais à la plage .Aujourd’hui, les jours heureux ne veulent pas d’histoire à la colonne.
Vendredi 10 février.
Que le temps passe vite à Bône mon dernier jour chez moi .demain il faudra partir. mais là c’est encore aujourd‘hui. je suis levé à 8h . il pleut des cordes , déjeuner avalé . je dois sortir vite! vite! . me voilà sur la plage de st Cloud . à cette heure là il n’y à pas grand monde . je regarde le château des anglais lui qui était libre est maintenant prisonnier de hauts remparts qui fait croire à l’homme qu’il à le pouvoir de tout mettre à sa main .cela me fait hausser les épaules . La beauté du coin n’a pas changé, je me retrouve sur la plage. J’ôte mes chaussures. . Je m’en fous il fait froid, mais je veux encore sentir ce sable sur lequel mes jours heureux ont tant couru .une sensation extraordinaire que ce sable à sur moi. Je me mets à courir en enfonçant les pieds bien profondément. Les grains de sable font des grin, grin, grin. Mes dix ans courent sur la plage de st Cloud. Je regarde défiler à gauche la mer, à, droite, ces maisons qui soudain se mettent à me faire de grands signes comme pour me dire. * on ne t’à jamais oublié Gégé. Tiens ! Tiens !!Là était la maison de Monsieur Blondet juste à côté de la coupole .un grand ami de chasse à mon papa. Ici quelques parts derrière ces murs dorment ses meilleurs chiens de chasse. Bayard et Tayaut. Ils ont fait Sidi-Djémil. . Tiens. La villa mauresque. Pauvre de toi tu vieillis mal. Aucun entretien. Alors le temps te rattrape. Pourtant, petit, je venais frapper à ton portail et ensuite je me sauvais sur la plage en sautant du haut du trottoir, étant sur de ne pas avoir été vu. Cours Gégé!! Cours sur la plage de st -Cloud. J’arrive aux mille logements, eux aussi ont mal vieillis. Le bruit des vagues qui se fracassent sur les rochers près de la pierre carré me fait revenir à la réalité, pendant quelques minutes mes dix ans ont couru sur st Cloud. La seule différence. Je ne vois pas ma maman me courir derrière avec la savate. En me disant * éloigne toi encore et ma parole je t’en donne une sur la tête heinnn !* pauvre maman ta parole tu l’à jamais respecté. Ah dur !dur! Ces allers retour vers le passé et présent. J’aimerai tant que mes dix ans restent dans ce qui est mon pays d’Oz. Mon Algérie d’avant 1962... Aller va. Je me regarde et je pars à rire. Je suis trempé de la tête aux pieds. Le sable mouillé colle à mes pieds comme pour me dire. Tu es revenu on ne te laisse plus partir. . Alors je frotte je frotte. Faut bien remettre mes souliers. Mais alors quelle belle course!!! .pendant quelques minutes j’ai remonté le temps .st-Cloud m’à appartenu. Tout, la mer! Les cris des enfants ! Les maisons ! Les vendeurs de cacahuètes, tout! Tout!! Tout ! Pendant quelques moments. Les jours heureux m’ont rattrapé.
Voilà je remonte sous la pluie vers la ménadia. Et je décide de remonter la route de la fontaine romaine et de retrouver la fontaine romaine, cette route qui serpente. Entre la cité montplaisant et la ménadia . Est une route mythique à Bône. Les soirs d’été nous allions nous promener sur la route de la fontaine romaine, la nature était présente partout. Les grands cyprès. Les oliviers ou je savais que dormaient les étourneaux, cette route dont l’asphalte noir encore chaud de la journée du mois d’aout faisait résonner les savates de mes parents et leur amis .cette route je le jure les soirs d’été, on y voyait miroiter les étoiles tant elle était lisse .et nous les enfants nous étions toujours en avant. * aller avancer les enfants que sa monte* disait ma mère * nous nous cachions dans les virages. Et encore une fois nos mères nous criaient * oh les enfants regardez que on vous veut devant les yeux heinnn ! Faites nous pas j’battre !! Mais ma parole on ne peut pas se promener tranquille avec ceussess là *.
Ah! La fontaine romaine tu as bien changé. Ton bel asphalte aurait besoin de rajeunir. Et je me mets à lui parler * te rappelle tu asphalte quand avec nos patins à roulettes en métal à trois roues. Nous te dévalions .tu étais un miroir et très vite nous prenions de la vitesse. Courbé comme des coureurs automobiles. Nous faisions semblant de tenir un volant imaginaire. Et dans les virages, tout notre corps se penchait à droite, à gauche. Et parfois. Si on calculait mal notre coup. On se retrouvait dans les cyprès d’où une fine poussière s’échappait et nous recouvrait entièrement. Et nous faisait lâcher des gros jurons, mélange de français et d’arabes.
Tout à mes souvenirs, j’arrive à la fontaine romaine tout en haut. Là, une vue magnifique nous montre notre Bône. Pauvre Fontaine romaine. Toi qui avais traversé les siècles sans embûche. Te voilà réduite à un dépotoir. Une eau nauséabonde sort de ton ventre. Des détritus de toutes sortes t’on envahit, je vois bien que personne ne prends soin de toi. Tu es réduite à un espace toujours plus restreint. Et toi oui toi qui était si belle. Je le sens bien tu as maintenant honte de te montrer. Alors je le sais je le sens. Tu préfère me dire. -vite, vite !qu’on en finisse. Qu’à jamais je sois enfouis sous la terre .afin qui sait que peut-être dans les siècles futur on me redonne vie. .je regarde le gros chêne sur ta gauche lui est encore solide. Alors je pose mes mains bien à plat dessus et je lui parle * toi mon chêne tu te rappelle quand nous venions te voir et qu’on tournait autour de toi. Sois fort. Sois brave toi qui à traversé le temps. Ne fais plus confiance aux hommes j’ai peur qu’une main maladroite un jour, ne décide de ta mort. Car on le voit bien comme les cyprès. Toi aussi tu dérange maintenant. Alors afin de ne jamais t’oublier, laisse moi prendre sur le sol quelques morceaux de toi que tu as laissé échapper comme si tu me disais * tiens emmène moi avec toi au Canada. Au moins j’aurai vu le monde. Voilà je suis très triste de voir ainsi la fontaine romaine .je réalise qu il pleut à torrents et je me mets à penser que ce sont les larmes du chêne de la fontaine romaine. Triste! Triste! Je suis! .je repars sous une pluie terrible qui redouble. Va y mon chêne va ! Pleure !avec moi tu peux te laisser aller.
Et puis la route de la fontaine romaine me ramène à la cité Montplaisant . Déjà dans la fin du virage. J’en aperçois les premières villas. Mais une seule m’attend. La villa des trois mousquetaires. Juste à l’entré de la cité on y à aménagé de vilains magasins en place de nos beaux cyprès .en passant devant je détourne la tête sur la gauche car dans l’un de ces magasins est à celui qui m’interdit de rentrer dans cette maison qui fût chez moi.
Alors je m’approche de toi ma belle villa des trois mousquetaires. Je prends quelques photos .Avec la pluie qui tombe tu as l’air encore plus triste décidément je le ressens bien tu n’es pas heureuse. Alors pour panser tes blessures. Je pose mes mains sur la plaque ou est écrit * villa les trois mousquetaires * et de mes doigts je fais le tour de chacune des lettres .et je revois mon passé, mes frères. Et sœur .mes parents défilent .les cris de la rue s’accentuent. Dans ma tête il ne pleut plus il fait soleil. Je me colle au mur. Les deux bras levés, et je ris comme un enfant sait rire. Pour quelques instants ma belle villa des trois mousquetaires tu rayonne de bonheur .tu as retrouvé les jours heureux je regarde ce portail qui m’est interdit de franchir. Et je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi de partout mes amis Algériens mes frères m’ouvrent leur portes et leur cœurs et ici toi tu me refuse l’hospitalité de quelques minutes. Et je n’arrive pas à en être fâché, je suis juste désolé. Toi qui à pas comprit que je venais en ami. Toi qui m’as refusé juste 10 minutes d’hospitalité chez toi. Car tu es chez toi. Sache que je ne t’en veux pas. Tu as laissé passer une belle rencontre. Dommage tu dois avoir des raisons qui m’échappent. Je reste persuadé que pour partager. Que pour donner de l’amour et de l’amitié il faut au départ en avoir dans son cœur. Et toi peut –être n’as-tu jamais ressenti rien qui ressemble à cela .aller Gégé ne sois pas triste. Tu sais bien que de partout ici on t’aime. De partout ta famille, tes frères algériens t’ouvrent leurs maisons et leur cœur. De partout qu’ils s’appellent Amar, Mohamed. Ali. Aicha. Ou Fatima. Etc., etc., etc. Tous et toutes te donnent plus d’amour et d’amitié que tu ne pourras en accumuler. Et me voilà tout ragaillardi, et tout sourire je dis au revoir a * la villa des trois mousquetaires
Je redescends vers st Cloud, bon sang il est déjà 16 heures. Que le temps passe vite quand on est heureux, j’arrive à la pierre carré l’escalier qui y mène est à moitié détruit de par l’usure du temps. La pierre carré elle, à été emporté par une tempête. Il reste les rochers. Alors j’achète un thé à la menthe et je vais m’installer sur un des rochers du trou des sœurs, la mer est démontée et pour y aller je dois calculer les vagues. . Mais je dois avoir mal calculé car je me fais bénir au moment de monter sur le rocher par une grosse vague. Mais je m’en fous. Profite en belle vague. Profites-en. Nous avons été assez longtemps séparés. J’ai besoin de toi. Je regarde vers le large, à gauche la plage de st-Cloud. Je regarde à droite la plage de Gassiau .au loin des bateaux partent pour l’aventure. Ils montent et descendent entre les vagues parfois je les vois disparaître et ressortir comme par magie de l’eau. Le décor est planté, rien à changé ou si peu que je ne vois aucune différence. Alors assis sur ce rocher. En plein vent. La pluie me fouettant le visage, mon foulard bien enroulé autour du cou .je suis comme robinson Crusoé sur son île et sirotant mon thé à la menthe. Je balaye du regard qui st Cloud, qui Gassiau .qui le large. Un instant de bonheur à immortaliser .
Voilà la nuit arrive tout doucement sur st Cloud .les lampadaires s’allument et leur lumières commence à danser dans la pluie et le vent qui redouble. Des odeurs salines m’arrivent de la mer. Le trottoir de st-Cloud brille sous la pluie. Ce soir une dernière fois j’irai me régaler à la caroube de brochettes de merguez. Je tremperais ma galette dans ce mélange de poivrons rôtis à l’huile d’olive et piquant. . Ce soir une dernière fois je vais manger cette merveilleuse cuisine de mon enfance. Ce soir je vais tout faire pour que ce soit joie et rires. Ce que seul mon Algérie peut me donner. Demain il faudra partir. Reprendre le taxi vers les salines. Monter dans cet avion qui me ramènera à Alger puis vers Montréal, demain il faudra être fort car je quitterai jusqu’à la prochaine fois mon pays l’Algérie. Je sais que j’aurai le cœur gros. Je sais qu’en remontant la corniche je jetterai des regards à gauche et à droite. Comme un enfant à qui on va enlever son jouet. Mais moi on ne m’enlève rien. Cet autre voyage à été merveilleux. L’Algérie les Algériens tout et tous m’ont une fois de plus ouvert leurs cœurs et accueillit comme le fils ou le frère ou l’enfant.
À mon papa et ma maman qui n’ont jamais pu retourné dans notre pays l’Algérie je vous aime.
PS= Merci à tous ceux qui m’ont ouvert leurs portes .et leurs cœurs .vous êtes trop nombreux pour que je vous nomme. Et j’aurai peur d’en oublier. Merci à l’école de Beauséjour et de st Cloud de votre générosité de cœur. Vous m’avez fait pleurer mais c’était de joie. Merci à vous tous Algériens .Algériennes . J’espère juste que j’ai su vous dire et vous faire comprendre à quel point je vous aime. À quel point j’aime ce pays l’Algérie. Je n’ai aucun mérite .je suis né en Algérie. Je suis un Algérien.
Gérard (Gégé)



 
Méssage de : Gérard      posté le : 1 mars 2015
.( suite . et fin de )
MON DEUXIÉME RETOUR À BÔNE EN 2010.
No 26 . mon voyage à Bône du 8 au 11 mars 2010 , ou* les jours heureux *.
Alger oui c’est beau . mais ce n’est pas ma ville . alors qu’on me pardonne si je suis pressé de monter dans cet avion d’air Algérie qui m’amènera vers la coquette . je suis au bonheur total , et si je le pouvais ,je pousserai sur les moteurs .le temps passe et j’arrive près de Bône ,.je regarde la mer , cette mer ou j’ai attrapé tant de sars au lever de l’aurore . et je me dis que leur petits petits enfants à tous ces poissons sont là , juste en dessous , et qu’ils doivent surement encore se parler de gégé qui à décimé leur parents à coups de crevettes et de bromège .et cela me fait rire . Bône ma belle ville. toi qui m’a donné mes plus beaux jours . j’arrive!! . il est 16 heure quand l’avion se pose sur l’aéroport des salines . il pleut des trombes d’eau . un vent à décorner les bœufs . mais cet air chaud même si nous sommes encore en hiver . oui cet air chaud et humide je le reconnais d’instinct . comme un enfant reconnaît le sein de sa mère . alors je me laisse aller la tête haute à me faire fouetter le visage par cette pluie dont chaque goutte est une caresse .oui je reconnais la pluie de mes dix ans , le sol est gorgé d’eau et si ,de toutes part sa court pour se mettre à l’abri . moi je prends mon temps . je veux savourer cette pluie Bônoise . et je me penche sur le sol , et avec ma main j’agite l’eau .elle est tiède pas de doute . elle est bien cette eau qui lorsque je revenais de l’école Beauséjour me noyait en ces après midi d’automne et d’hiver , que c’est bon de retrouver ses racines . que c’est bon d être à Bône chez moi . et voilà je prends mes bagages . ah je reconnais même les chariots à bagages .ils sont les même que nous avions quitté en 62 . ces chariots qui ont une dernière fois porté les valises de ceux qui savaient qu’ils ne reviendront plus . je les sens plein d’histoire . plein de tristesse . alors je caresse la poignée de mon chariot avec mes deux mains en pensant à celles qui en 62 devaient les serrer très fort en pleurant ,je m’engouffre dans un taxi dont nous négoçions le prix, et me voilà parti pour l’hotel . par la corniche . ah les souvenirs . cette corniche . tiens voilà Redzin et ses frites , ses caldis . ses merguez , .la mer est démontée mais comme elle est belle , pas de doute je suis chez moi . cette phrase je vais me la redire souvent tant elle me comble de bonheur . voilà les arcades qui se dressent en bas du college d’Alzon et qui m’ont si souvent abrités .lorsque j’allais voir avec mon papa les tempètes , dans le temps des jours heureux . il me prenait la main ,et bien à l’abri, nous regardions les vagues venir jusque sur la route de la corniche. il faisait chaud . ,.je me sentais en sécurité près de mon papa et nous regardions au loin . là sans rien dire . juste en communion avec ce qui semblait éternel . et puis st cloud . et l’hotel El Mouna , vite vite je me fous de la pluie du vent je dois être dehors car c’est dehors que sa se passe . c’est dehors que Bône vibre . que les odeurs et les senteurs de ma belle ville explosent .le temps n’a pas d’emprise sur toi ma ville . tu es telle que je t’ai laissé , car je te vois avec les yeux de l’amour . si je devais les ôter alors oui je verrai ce que tous voient mais moi je suis trop amoureux de toi .pour te voir autrement qu’à mes dix ans .déjà 17 heure et je décide d’aller voir le quartier St Therese . . ces rues que j’ai si souvent grimpé pour aller à l’église . et je décide de prendre le maximun de photos de toutes ces belles villas ,en me disant que peut-être,quelqu’un reconnaitra la sienne . aie aie comme elles viellissent mal . aucun entretien n’est fait,alors le temps poursuit son oeuvre .vous qui étiez l’orgueil de vos premiers propriétaires . je vous sens triste et je ne sais si c’est la pluie qui redouble , je vous sent abandonné . pourtant st therese était un quartier huppé ,mais voilà 50 ans ont passé . et puis soudain des algériens du quartier me demandent * vous cherchez votre maison ? * et je leur réponds que non . la discussion s’engage je les sens prêt à tout pour m’aider . je leur dis que je cherche la maison de ma tante titi . cette villa je m’en rappelle car elle avait un petit jardin ou avec mon cousin Henri, on se cachait dans le sous sol et on tirait avec sa carabine à plombs sur les moineaux , mais je cherche en vain je ne trouve pas . *ah si vous aviez au moins un numéro *me disent –ils . je les sens gentils avenants prêt à m’aider . ils se mettent à chercher avec moi . comme c’est bon de se sentir comprit et aimé , la blessure est des deux côtés et chacun fait son bout de chemin pour réconforter l’autre , belle Algérie, j’arrive à l’église st thérèse ,transformée en mosquée . bien sur sa fait un choc , je regarde je touche ses murs qui ont vu défiler tant de mariages . d’enterrement , de communiants , ,je me rappelle, les filles avaient des robes on auraient crû des mariés. faut dire que nous les pieds noirs on etait assez show times . .la figure ont l’avait . hein !!! je monte les marches . Et je rencontre deux vendeurs de bonbons qui me disent vivre de cela . quelle tristesse , ils sont adorables de gentillesse . et m’aident a prendre toutes les photos que je veux . on se parle , je leur raconte le temps glorieux de l’église st thérèse. et cette pluie qui ne lâche pas . je gravis ses marches que je montais le jour de ma communion en 1960 avec mon beau costume et mon gros cièrge ,, je pense à tous ces pas qui se sont inscrit sur ces marches , pas qui devaient être eternels mais qui ne furent que moments ,dans le temps , je revois ce bon curé nous dicter son cathéchisme et nous obliger à nous confesser de péchés que nous avions supposément fait .alors je lui racontais n’importe quoi ,que j’avais volé des carottes dans le champs de Mr Magro . quels péchés ont a fait à dix ans !!. * bon alors il me disait* tu diras pour ta pénitence , trois je vous salue marie . et quatres Notre père * sa peut bien m’avoir écoeuré de la religion . et toutes ces grenouilles de bénitier qui je me rappelle étaient assise sur les bancs a prier avec leur missel et qui une fois sorti de l’église se mettaient a raconter tous et n’importe quoi sur le voisinage . ah les commères . !!! . je redescends la rue de l’église st thérèse , il pleut , rien de mieux pour me retrouver à dix ans . que c’est donc bon de marcher dans Bône . Je me mets à la recherche de la clinique st thérèse, car là ma maman à accouché de ma sœur .si nous sommes tous né à la maison ma sœur a eu droit à la clinique . aie aie toi aussi tu as viellis car pas d’entretien . je regarde la grande porte principale condamnée car réservé aux cadres .,alors je passe sur le côté car dorénavant les patients doivent entrer a la clinique par la porte de service des employés . mais en 58 quand ma maman a accouché je sais qu’elle est passée par la grande porte . par le grand escalier . alors je touche la poignée de la porte qu’elle à dû ouvrir . et je grimpe toutes les marches une a une . en faisant glisser mon pieds d’un bout à l’autre de chaque marche . je veux être sur de poser le pied ou ma maman avec son gros ventre est passé en 58 . parfois je passe ma main sur les marches . est ce là que tu es passé maman .à quoi pensais tu maman quand avec tes douleurs tu grimpais cet escalier . hélas je ne peux retrouver la chambre car je n’ai pas le numéro . je peux tout de même entrer grâce à la gentillesse du gardien . et voir les chambres . aie aie ce n’est plus ce que j’ai connu . pauvres enfants entassés par 10 dans une chambre . les lits sont les même ils ont subit les affres du temps . une odeur de renfermé règne partout ,. et je me dis qu’il doit être préférable d’accoucher à la maison qu’ici , dehors il pleut toujours autant , et puis la nuit arrive . il faut rentrer , je décide d’aller manger à la caravelle vers le lever de l’aurore . ce resto qui plus que jamais est réservé aux gens en moyen . c’est comme un défi d’y manger . car petit je regardais les riches y manger . aujourd’hui c’est mon tour , et je me tape des matsagounes et un loup de 3 kg avec une bonne bouteille de vin rouge de st augustin . d’autant plus apprécié que le vin est rare autrement . le maitre d’hotel me reconnaît on s’était vu en 2009 il est super gentil on parle ,et je lui promet de lui ramener un souvenir du canada en 2011 . il a une belle éducation . et on sent un homme instruit , je savoure mon moment dans ce resto . il fait nuit ,la pluie frappe fort sur les vitres .la mer tape sur les rochers , comme tout cela est bon . le bonheur est dans le cœur tout le reste est invisible à l’œil nu ,je pense à mon papa et ma maman qui ont jamais pû y manger . alors oui ce soir c’est pour vous que je mange à la caravelle , et puis je retourne a l’hotel , par la corniche . te rappelle tu papa quand les soirs d’été à bicyclette toi et moi la cartalle pleine de sars et autres poissons nous rentrions à la maison . seule quelques lumières éclairaient la corniche . peu de gens circulaient la nuit a cause des attentats des fellaghas . mais nous on y pensaient pas . on tenait notre bambou et on pédalaient , seul le bruit de la dynamo qui roulaient sur le pneu faisait un bruit régulier de bromuuuu broummmm broummm . et tu me disais . * ta lumiere elle marche !,que la police si elle nous voit sans la lumière elle nous met un proçès , hein !!*ah comme c’est bon de sentir la mer , je suis si heureux , que des larmes me coulent le long des joues mais je m’en fous , car je vis mes dix ans , oui je sais j’ai 60 ans mais de cela aussi je m’en fous . pour ce moment là j’ai dix mon papa est là à côté de moi et on pédale dans la nuit étoilée sur la corniche à Bône . mon ami qui m’accompagne à comprit qu’il doit se taire car il sait que je ne suis plus présent , que je suis en 1960 et que je suis illuminé de joie . et je me fous aussi de ce qu’on en pense .le lundi matin ,je remonte st cloud vers la pierre carrée .il ne pleut plus . un beau soleil magnifique . la mer roule et meurt sur le sable de la plage , je décide d’aller voir à la cité montplaisant ma maison du moins celle que nous habitions juste avant de partir en 62 . j’ai encore un mauvais présage . car en 2009 le mozabite qui l’habite m’avait refusé l’accès . .je monte la route de la fontaine romaine . ici aussi le décor à changé .besoin de place ou quoi . on à rasé les beaux cyprès . du béton partout mais bon .!! .je dis à mon ami algérien que c’est inutile d’aller voir le mozabite ,qu’il va encore me dire non ! mais mon ami insiste . et veut le lui demander . moi sa ne me tente pas de me faire dire non pour entrer chez moi car c’est bel et bien chez moi et non chez lui , et paff je me fais
Ramasser . un non ,il refuse . je me sens humilié , je sens qu’il jouit dans sa culotte de voir ma déconfiture , pourtant je garde le sourire ,pas question de lui montrer mon désarroi . Qu’est ce que sa peut te foutre de me laisser entrer chez moi juste 5 mn . as-tu peur que je reprenne ma maison .je n’en ai nul besoin . bref je décide de ne pas me laisser gâcher ma journée et je le quitte aussitôt , et je rentre dans la cité montplaisant . et je photographie toutes les villas une par une . ce quartier est mon quartier , et voilà je regarde la villa des trois mousquetaires . notre belle villa . Mais bon ,dû aux incertitudes . toutes les villas sont devenues des forteresses . haut murs d’enceinte , fil barbelées , ou es tu la cité montplaisant de mon enfance , même au plus fort des événements nous n’étions pas barricadés de la sorte . , alors je fais une fixation sur ma maison , je regarde . ,je pense , je revois , je ressens tout. je vois ma maman , mon papa . j’entends les cris de mes frères .qui courent dans le jardin , je vois mon papa sur le balcon en train de nous chanter ses chansons en regardant la nuit étoilée , ah ce qu’on est heureux en cette année 1960 , et pourtant tout gronde autour de nous . mais on ne sent rien venir du moins pas ,l’ouragan qui allait nous emporter , alors va y papa chante , berce de nous de tes chansons, raconte nous tes histoires de mounadjelles , et puis la nuit avance et faut aller se coucher car demain il y a l’école , ah oui je fais une fixation sur la villa des trois mousquetaires , pas de doute si un autre y habite . lui ne possède pas son âme . cela je le ressens . l’âme des trois mousquetaires est encore à nous . et je sens que ma belle villa m’a reconnue , elle me sourit , alors je la caresse du regard . et puis je m’approche et je passe ma main sur la plaque que mon papa avait plaçé et ou est inscrit . VILLA LES TROIS MOUSQUETAIRES . comme c’est bon . soljetnitsine a dit a juste titre * on peut empêcher l’homme de parler .mais on ne peut l’empêcher de penser * alors je pense aux jours heureux . ici quand je jouais aux billes sur ce trottoir qui est maintenant asphalté . mais qui a connu mes déchirures de pantalons , avec des kix pas kix etc etc , je revois mon père qui entre et sort comme si cela devait durer toujours , je revois ma mère au balcon qui siffle pour que nous rentrions sinon mon père va descendre avec la ceinture ,je regarde le toit et je me dis tiens ,à cet endroit se trouve dans la toiture le grand bassin de béton qui contenait l’eau pour la maison ,et dans lequel de temps à autre vu que j’étais petit mon père me faisait entrer pour le nettoyer car il y avait peu d’espace entre le toit et le haut du bassin . j’imagine toute la maison .toutes les pièces. et je me dis, vu l’extèrieur dedans sa doit être dans un état pas possible , .je revois le mirus dans lequel l’hiver pour chauffer nous mettions du cok. .et je fais le tour par derrière la maison des Mazzella afin de voir l’arrière .et je vois notre terrasse .aie aie dans un état . mais bon elle est là . mémé aussi qui plume les étourneaux que ma mère vient de tirer avec le fusil de mon papa ce qui lui valu une belle engueulade . je revois tata Odette avec la famille qui enfile les brochettes que papa fera cuire dans la soirée . alors que le soleil se couchant cela sentira l’anisette et le camoun . mémoire tu es tenace cela est bien mais parfois tu nous fais souffrir . aller gégé il est temps de laisser ta villa à sa destinée même si elle l’a pas choisit . peut-être ne pourrai-je jamais plus y entrer . mais au moins je reviendrai te voir , je resterai là dehors sans bouger et on se parlera des jours heureux .. comme soljetnitsine dans son goulag et en silence nous nous rappellerons oui c’est bien cela «,le temps des jours heureux . aller va .laisse tes billes sur le trottoir tu les retrouvera en 2011 et .je pars pour la ménadia ,je veux revoir l’épicerie au coin ,juste descendre entre les arbres qui sont toujours là d’ailleurs et m’y voici , c’est toujours une épicerie tenu par un gentil Monsieur . alors je me présente et de suite la communication passe . et pendant 20 minutes lui et moi nous parlons .je lui raconte quand enfant je venais ici acheter et que je disais au mozabite qui la tenait * ma maman elle à dit que vous marquez * et de temps a autre cela m’attirait la remarque * dis à ta mère de pas oublier de passer payer car sa commence à monter * pas drôle d’être pauvre !!!.je me demande soudain . que serai-je devenu si nous étions resté ici chez nous en Algérie . surement que j’aurai travaillé à la centrale comme Jeannot mon papa . baffff je le saurai jamais . et je remonte la ménadia vers mon école Beausejour , ah cette école tu avais intérêt à marcher droit surtout avec Mr Lanaspre le prof . ah quel tyran . avec ses règles fifine et josephine il t’en mettait un coup sur la tête s’il te voyait à regarder les mouches au plafond . voilà je sonne à l’entrée des filles . et je demande Mll …. Que j’avais connue en 2009. très gentille . dés qu’elle me voit . elle me sourit. heureuse de me revoir . . entrez entrez . venez un accueil merveilleux . elle me dit venez je vais vous présenter le directeur , . quel homme de cœur . il me reçoit avec gentillesse . et je sens de l’intérêt pour ma personne . un homme intelligent . cultivé , je lui dis que ici est mon école , et que j’y ai passé plusieurs années . aussitôt il me dit on va prendre une photo ensemble . et me fait asseoir dans son fauteuil de directeur .il se met à ma droite et on y va de plusieurs photos . quel homme . quel grandeur d’âme , je suis aux anges cela me change de mon accueil froid à la villa , aussitôt il me dit *attendez on à tous les registres de l’école .donnez moi votre date de naissance on va vous retrouver votre inscription *. et en effet . on me retrouve là , dans ce registre ou il est inscrit sur le devant :École de garçons de Beauséjour Bône, commune de constantine année 1957 ,directeur Mr Gaugère :. et puis on retrouve aussi mon nom dans les années 56 57 58 .je prends tout cela en photos . tout est inscrit avec une écriture appliqué . mon nom ,le nom de mes parents , notre adresse à la cité montplaisant . fils de jean travaillant à EGA .je caresse cette écriture car ces belles années de 1957 oui c’était le temps des jours heureux , merci Mr le directeur de votre disponibilité , je vous respecte car vous avez sû comprendre ce que je ressentais . on se reverra en 2011 .je prends des photos de ma classe . du préau ou nous devions nous mettre en ligne et sans parler pas comme maintenant .j’ouvre le robinet du bassin qui est toujours là . ce robinet ou après avoir courut dans tous les sens nous allions boire goulument de grandes gorgées d’eau . je regarde cette cour ou j’ai si souvent joué et usé mes sandales en plastic de chez Bata, je tourne et me retourne dans tous les sens car ces murs sont les miens .ils ont connu mes joies et mes peines d’enfants , ils ont abrité mes secrets , qui à l’époque étaient immense et que je trouve maintenant si désuet et cela me fait rire aux éclats ah comme je suis heureux . cet air que je respire dans cette cour d’école à pas changé , ni les cris des élèves , je suis aux anges ,je suis à mon école de Beauséjour .il est maintenant midi 30 . nous mangeons un sandwiche aux merguez hummmm bon bon bon .
Un gros morceau m’attends . le cimetière !! . je me rappelle de tout . nous y sommes si souvent allé et surtout surtout depuis 48 ans afin d’être sur de ne pas oublier mon pays je me suis à chaque jour remémoré ma vie à Bône . non je n’ai pas perdu mon temps . car si tu as pas de passé . tu as pas d’avenir . je longe le mur du cimetière . et j’appelle aicha et Mohamed , car je les connais les deux gardiens . des qu’ils me reconnaissent un grand sourire m’accueille , on ya va de grande embrassades , heureux de se revoir . et je leur dis * j’ai plein de demandes pour des photos de tombes * alors aidez moi .* et nous voilà à la recherche des tombes dont je devais absolument prendre des photos . et j’en profite pour photographier tous les tombes à ma portée je me dis que cela sera surement apprécié , bien sur le temps ici aussi à fait son œuvre et comme il n’y a pas d’entretien alors la nature reprends ses droits , je parcours ces allées ,et l’image qui me vient à l’esprit .c’est le gros derrière de ma maman avec son sceau quand nous partions nettoyer la tombe des frères , oui maman je te revois comme si le temps n’était pas passé , quel bonheur la mémoire . je retrouve la tombe de mes frères . je prends un peu de terre . j’y enterre une photo de mes parents , et je parle et je parle avec eux . mon ami et aicha et Mohamed ont tout comprit et se retirent un peu . le temps de cet instant dans le temps , oui je vous le promet en 2011 je reviens et je ferai faire un marbre sur lequel sera gravé * à mes frères Charley 1 et 2 nous ne vous oublions pas . vos frères . sœur et parents * et je pleure ,alors je prends avec ma main mes larmes et je frotte sur la tombe ma main mouillée , voilà mes frères vous ne dormirez plus seuls . tant de choses défilent en cet instant , …. mon ami me dit* t’en fais pas on se débrouillera du ciment et on fera cela très bien *. aller gégé faut partir ,ah je regarde autour de moi , tous ces morts allongés là dans le silence c’est en même temps petit et en même temps grandiose , ils ont fait l’Algérie , je regarde les noms . non vous n’êtes pas rien . vous êtes ma race .celle des pieds noirs d’Algérie , et j’entends bien vos rires vos larmes . vous avez aimé .vous avez souffert, j’entends vos * diocane à la madone* , vos,* va va va *,vos * aller va j’t’en donne une aregarde si tu me laisse pas tranquille * tout notre language haut en couleur ,mélange de français ,d’italien . d’espagnol et d’arabe, etc etc ,qui donnait un language coloré , nos exagérations , mais tout est bon enfant , ah oui mais je le sens personne n’est vraiment mort ici . vous êtes bien vivant , chanceux vous vivez dans ce beau pays. Notre pays , l’Algérie ! .je redescends l’allé du reposoir vers la sortie . je me retourne souvent il y a tant de vies . oui je dis bien tant de vies ici combien de larmes lors des enterrements sont passées par cette porte de fer , ainsi est la vie . aller faut encore partir .
et je veux retrouver le petit jardin qui est juste de l’autre côté du cimetière mais dont il faut faire le tour pour en trouver l’entrée . ah que de souvenirs ici , quand enfant avec ma maman ,et pendant que papa travaillait . on venait pour jouer . les allées sont toujours là , le stade aussi mais alors dans un état pas possible aie aie . mais je m’en fous moi je veux mon petit jardin et lui oui il est là , les bancs aussi ou pendant que nous jouions ma maman s’asseyait . et lisait ou tricotait . tout en nous disant . * enttention si vous jouez . vous jouez devant à mes yeux , le premier qui s’éloigne je lui donne une tannée *. des tannées on en à jamais eu . combien on a couru dans ces allées sous le chaud soleil de juillet et d’aout . on entendait le cris des sportifs qui étaient juste de l’autre côté dans le stade . et avec mon frère, laisse qu’on court , avec aux pieds nos sandales en plastique et oui encore de chez bata et ma mère qui criait * aller aller c’est ça casser vous les cornes mais venez pas pleurer hein *les même fleurs sont là ces espèces de petite clochettes jaune dont je me rappelle nous mordillions les tiges verte et cela nous laissait un gout aigre dans la bouche , oui me revoilà à dix alors je m’assoie sur un banc et je me demande sur lequel maman s’assaillait . alors je décide de faire tous les bancs autour de moi , en frottant mes fesses sur toute la longueur des bancs , j’espère avoir réussis à m’assoir sur celui ou Mère courage, ma maman posait son gros derrière . et oui elle avait toujours eu un gros derrière ma maman .
et voilà faut encore partir . car je dois aller rue du docteur mestre ,à ce que nous appelions la vieille maison . la maison ou nous sommes tous né sauf ma sœur . j’avais promis aux algériens qui y habitent de revenir les voir car ils avaient été adorables de gentillesse en 2009 , .alors je pousse la porte du portail et je tape à la porte , la mémé ouvre ,et sitôt qu’elle me reconnaît . son visage devient radieux heureuse, de me revoir . mais alors heureuse . et moi donc . et voilà les grosses embrassades .quel accueil . digne d’un fils qui revient à la maison , et voilà les gâteaux . le thé à la menthe . . je suis au bonheur total , aussitôt je suis invité pour le lendemain à manger un couscous . car sa à l’air que le papy il était pas content en 2009 qu’on ne m’ait pas invité a manger . et avait sermonné toute la famille en disant *comment celui qui à habité ici revient et vous lui avez offert rien *. quelle gentillesse . .mais bon mon programme continue et après une heure ensemble on se quitte jusqu’au lendemain .
et je repars pour la plage de st cloud je veux entendre la mer . les vagues . j’ai besoin de ces odeurs et bruits qui ont font mes jours heureux , je suis là face à la mer près de la pierre carrée qu’une tempête a emporté il y a quelques années ,derrière moi les mille logements , et je regarde les bateaux qui partent au loin . ils ressemblent a ces même bateaux que je regardais 50 ans avant. non rien n’a changé .sinon nous les hommes. le soleil se couche tout doucement sur st cloud ,. je respire à plein poumons cet air que je connais si bien . il entre en moi comme pour me dire ,*tu vois tout le décor est en place *, je ferme les yeux , j’écoute le bruit des vagues . je n’entends plus le monde autour de moi , je suis seul . avec mon Algérie . je regard sur ma droite tiens marie louise est là assise avec son tricot , les pieds enfoncés dans le sable , elle me regarde .* ne t’éloigne pas que je te vois devant les yeux . hein !! *. *non maman je vais jusque à là bas et je reviens . *.
* commence pas à me faire jbattre . je t’ai dis devant les yeux que on va bientôt partir que ton père y va rentrer . et si y me trouve pas à la maison, un cinéma y va me faire *.. va y maman parle moi . ha la mémoire à cela de bon que si nous lui laissons libre court elle nous rappelle tout . je suis déconnecté du monde présent . une fois de plus mon ami l’a compris et ne dit rien il me laisse dans mon monde dans mon Bône . ah ce gros soleil rouge qui parait entrer dans la mer au loin combien de fois on l’a vu disparaître et on pensait que c’était pour se répéter toujours jusqu’à !! . jusqu’à !!. . j’ouvre les yeux et je regarde en bas le trou carré , a droite Gassio . a gauche st cloud derrière la route qui monte vers la ménadia . bonheur total , 48 années n’ont pas effacé une seule goutte de mes sens . il me semble que je ne suis jamais parti . et puis il faut bien avancer . je décide car il se fait tard de partir manger à la caroube mais je pars à pieds . marcher sur ce trottoir mythique de st cloud . l’envie me prends de sauter en bas sur le sable comme quand je le faisais petit et que ma mère nous disait alors * c’est ça . c’est ça aller vous casser les cornes mais venez pas pleurer après * alors je saute . merde oui je saute . et le sable s’enfonce sous mes pieds . mon ami Algérien me dit en riant * sa va pas * je lui dis *au contraire sa va très bien* je suis heureux comme un gosse . je prends tout mon temps pour marcher . je repense aux soirs d’été ou nous venions nous promener après manger toute la famille . on l’a faite en long et en large cette promenade de st cloud . et puis voilà j’arrive dans le virage de Chapuis . je longe la plage . au bout le restaurant l’albatros est toujours là , je continue ma marche . tiens voilà le virage qui mène au cap de garde ,la nuit est tombée . a droite la mer vient caresser les rochers . . je suis cette route qui mène au cap de garde . je revois les files interminables de voiture qui lors des mariages avaient l’obligation d’aller faire les plages et aller jusqu’au cap de garde au son des ta ta ta ta ta .cela me donne un petit sourire finalement le décor est là , il ne manque que les acteurs dont le temps à usé les jours .
et j’arrive à la plage de la caroube . ou grouille nombres de restaurants . et sa sent le BBQ a plein nez ., sa sent les brochettes . le mouton , le poisson frit . le camoun . aie aie . oui je suis chez moi , nous rentrons dans un resto . et là je me paye la traite . 12 merguez et 6 côtes d’agneau , plus la bonne galette arabe cuite sur la pierre . plus les poivrons grillés concassés avec de l’huile d’olive , aie aie que c’est bon la bonne cuisine Algérienne . seul bémol ya pas de vin . et faut boire du hammoud . bon j’aime bien la limonade mais là là , il semble qu’un bon coup de sidi brahim ce serait génial . mais bon va y du hammoud . mon gégé .et je rentre à l’hotel a pieds je veux gouter toute ma soirée je suis crevé ,fatigué mais tellement comblé de bonheur . que je ne dois pas perdre une miette de ma communion avec mon pays .
mardi .ah merde il pleut et puis bien bien . c’est la journée invitation couscous . mais avant nous partons pour la place Alexis Lambert je revois . mon école de musique ,l’harmonie Bônoise là j’ai appris mes premières notes de musique . c’est maintenant un hotel fermé d’ailleurs . combien de fois mon papa m’y a amené à bicyclette depuis
st cloud pour prendre mes cours de solfège et il m’attendait . je pense a cela et je me dis pauvre papa tu en a fais pour moi , quelle patience. c’est cela de l’amour , et on retournait a st cloud moi assis sur le porte bagage et lui qui pédalait . je me sentais protégé . quel grand homme mon papa . je sonne à l’école des sœurs , j’explique que je veux voir le directeur car ici j’ai subis ma première école , il est très gentil ce directeur , il me fait entrer . nous parlons, je lui donne des photos de moi a 5 ans prisent dans cette école . Il me dit être très honoré et me laisse visiter à la condition que je ne prenne pas de photos .. aie aie en effet je comprends il n’y a plus rien de ce qui était une perle de la religion , toutes les statues ont disparues , sa sentait la cire et le vernis .là un vrai désastre aucun entretien alors une fois de plus le temps a fait son œuvre . tout est en ruine , je constate seulement , un choc oui un choc . mais bon , je ne peux rien changer , alors je fais le tour je revois la cour ou a 5 ans j’avais joué une scène dans une petite pièce de théâtre ou je jouais le rôle du petit marin . avec mon petit costume blanc et mon calot de marin avec le pompon rouge . oui je reconnais bien la place ou était l’estrade et tout autour de la cour les bancs accotés aux murs des classes sont encore là , ou se mettaient les parents qui nous regardaient jouer . je dois retrouver ma classe . je le dois impérativement car j’y ai un souvenir , voilà c’est là dans cette classe ou tout a vieillis aussi tristement . ce qui me fend le cœur . je retrouve mes 5 ans . ah mémoire mémoire comme je t’aime . je revois ma table ou j’étais assis il ya longtemps .les beaux encriers de porcelaine ont disparus. toutes les tables sont usées a la corde . mais l’estrade près du tableau est encore là , le bois est a vif , mais je la caresse . je passe et repasse ma main dessus . Car un jour sur cette estrade Mlle Doris une espèce de vieille fille bonne sœur . m’avait fait mettre a genoux ,dos à la classe ,les mains derrière le dos et le bonnet d’âne sur la tête et tous les enfants se moquaient de moi . un espèce de grand chapeau de feutre gris avec deux grandes oreilles . on serait traumatisé a moins a 5 ans mais pas moi je devais être fort mais je me rappelle de cette garce de Mlle Doris .
je fais un petit tour au marché aux poissons . là aussi finit le beau marché que j’ai connu . mon papa me disait * vient on va faire le marché * comme on aurait dit on va en vacances , ben ya plus de vacances . triste constatation , tout est sâle . il y a quelques poissons mais finit les beaux étalages de mon enfance , je n’ai pas le gout de rester là. trop triste . ya plus rien à voir . je regarde en face ou se trouvait le bar le canari et ou mon papa chaque fois m’achetait un caldis tout chaud . ah comme il était bon ce caldis .
. je décide de partir pour la colonne . je fais un crochet pour retrouver cette salle connue de tout Bône ,que fut la salle Borg ou se déroulait tous les mariages . je cherche l’entrée et un Mr très gentil me parle . un vieux et oui les vieux se rappellent de tout . et il me montre tous les changements de la salle Borg qui a été divisé en petits appartements . il me dit,* venez venez je vous paye un café *. oui on peut dire bien des choses mais nous pieds noirs somme très bien accueillis. Alors on ya va d’un café .je dois m’escuser car je suis attendu à la colonne .alors je descends vers ce quartier. qui ne connaît pas la colonne à Bône !!. je passe devant l’ancien cinéma Rex . je retrouve la statue de Deanne la chasseresse que était avant sur la place Alexis Lambert. hélas elle aussi doit plus chasser grand chose car le temps est en train de l’user ,.pourtant si elle pouvait parler elle en aurait des choses à dire . au passage en marchant je vois de beaux fruits et j’achète des oranges ,des bananes et des pommes pour offrir a mes amis qui nous attendent pour le couscous rue du docteur Mestre . . et je prends le maximun de photos . mais là aussi ok si la colonne à toujours été un quartier de pauvres . la propreté était au rendez là . là ce que je vois me désole au plus haut point aucune façades entretenues . ,les ordure jonchent les rues . sa pue . bref une désolation . mais comment un peuple qui à juste de quoi se nourrir peut entretenir les rues .ou sont les pouvoirs publics . absence totale , je m’en fous .je suis chez moi . c’est sale sa pue mais c’est chez moi . alors je regarde toutes les façades . je pense à tous ces pieds noirs qui y ont habité et fait ce que la colonne était . un quartier haut en couleur et en language . et je me dis qu’il suffirait que !!!!… pour que tout recommence , je sens que le petit peuple des pieds noirs habitent encore ici . . tata Nanette . tata Odette . avec ton language colorée . madame Michel . pourquoi est ce que je ressens toutes ces personnes encore comme si elle étaient là dans la rue a vaquer à leur occupations .je ne le sais pas . Mais cela me donne un grand bonheur . je le répète je suis chez moi . je retrouve la rue Burdeau et le passage Savino ou habitait tata Odette . je sonne. mais personne ne réponds . je regarde le trottoir et je revois encore mon oncle Marcellin avec son vieux camion . je les visualise si bien que je me dis,* pas possible . rien a changé *., pourtant tout a changé mais non rien a changé , les âmes de tous ces gens qui ont fait la colonne sont bel et bien là ,on peut arracher quelqu’un à son pays mais on ne peut arracher un souvenir , une vie . je retourne sur mes pas . et j’arrive au coin de la rue du docteur Mestre , je retrouve le four a pain ou maman, et d’ailleurs toutes les maman , vu que nous avions pas de four à la maison , allions porter notre pizza à cuire . et dans le temps de pâques nos gâteaux des rois . . et on croisait toujours dans la rue du docteur Mestre des femmes avec le grand plat ou nous mélangions le couscous . mais dedans se trouvait qui ,une pizza , qui un gâteau des rois , qui autre chose . avec dessus un torchon . parfois encore humide et taché ,car il venait de servir à essuyer la vaisselle .mais bon c’était ainsi . ah ! cette rue du docteur Mestre , je regarde en face du numéro 12 c’était la maison de madame Michelle une grande amie a ma mère . et juste à côté restaient des algériens qui étaient alors là ,non, pas des amis ,mais de la famille pour ma mère .il ne se passait pas une journée si ma mère ou eux allaient chez l’un ou l,.autre . et que j’emprunte du sucre. et que je porte des makrouts . et que je viens chercher de la farine . ou est –il ce bon temps , je me rappelle il y a avait une cour et toujours de la semoule de couscous qui séchait . sa sentait le henné , et les herbes . bref sa sentait bon, sa sentait notre pays l’Algérie ,.comment pourrai –je oublier . et il y avait une vielle dame les mains toute colorées en orange par le henné et qui sitôt que je franchissais la porte me tirait sur elle et me berçait en me caressant le visage et je sentais l’odeur du henné , je sentais une odeur grasse . mais sa sentait surtout l’Amour . et je repartais toujours en face chez moi ,. Avec un bout de galette arabe , et ma mère en me voyant qui me disait
* et oualla elle t’a encore donné de la galette et tout à l’heure tu vas pas manger . et moi alors je fais à manger pour qui . pour tado * . ah la là qu’est ce qu’on pouvait être heureux dans notre misère .et puis je pousse le portail , le couscous m’attends , je pénètre dans la cour et je frappe à la porte sur la gauche , aussitôt je vois bien que nous étions attendu avec envie . on se sert tous dans les bras . on s’embrasse , et on parle et on parle . et la mama me dit *vous voulez manger a table ou à l’algérienne *., ah non je lui dis à l’algérienne . et on installe le grand plat en cuivre avec au centre le plat de couscous , hummmmm il était !!! on s’installe sur des pouff . et nous mangeons non pas un couscous mais un diner des dieux , et puis je regarde sur le plateau et je vois une carafe avec un liquide rouge et je me demande,* c’en est ou c’en est pas *. je fais un encart car en partant mon ami algérien part a rire et me dit *je t’ai vu regarder la carafe plusieurs fois tu m’a fais mourir de rires , ben voyons tu sais bien que c’était pas du vin, mais juste du jus de raisin * bon ben j’ai bien fais de pas y toucher ha ha ha . nous prenons des photos . nous parlons de la maison . de ma vie dans cette maison , et puis machinalement je me lève et je me mets à caresser la porte , à jouer avec la poignée et je te la caresse . je me retourne, et comme s’ils avaient deviné ma question, ils me disent * oui oui c’est l’original * alors je pense aux nombreuses fois ou mon papa et ma maman l’ont ouverte cette porte . il me passe tant de choses dans la tête . je revois tant de scènes, on a beau être petit on oublie rien surtout après une déchirure . je regarde le plafond , les murs je vois . oui je vois maman qui passe et repasse dans ces deux pièces . je suis sur qu’ils sont là ,je les sens heureux de ce qui se passe en ce moment . ah quelle générosité ces braves gens je sens qu’ils m’aiment comme leur fils . ils me le disent a plusieurs reprises .* vous êtes chez vous , venez l’année prochaine pas besoin d’aller à l’hôtel vous venez et vous restez ici avec nous *. alors voilà j’ai beau me contenir je me mets à pleurer . Alors surtout la dernière chose à dire à quelqu’un qui pleure, c’est bien * ne pleure pas * et je redouble tout en m’escusant mais voilà chacun se lève et me serre dans ses bras . ah braves gens . merci . merci oui avec vous j’ai retrouvé mes dix ans ,comme quand c’était le temps des jours heureux .
je dois partir . mais je n’en ai pas envie , recevoir tant d’amour et surtout quand cela vient de gens simples . est un tel privilège un tel bonheur qu’on voudrait que jamais cela ne s’arrête . pas de doutes je me dis comment ai-je pu attendre si longtemps avant de revenir chez moi , car si j’ai vécu jusque là , . c’est ici en Algérie dans ma ville de Bône que je retrouve mes racines . que je retrouve ce que je suis. un enfant d’Algérie .et surtout pas d’ailleurs !!.et puis voilà ,cruelle décision le temps passe et faut se quitter .non sans des embrassades qui ne finissent pas . . je me sens aimé et c’est bon , nous quittons sous la pluie la rue du docteur mestre . je refranchis le portail . nos mains s’agitent . et puis voilà je tourne au coin de la rue sadi carnot . ils sont encore là a me saluer . merveille de l’amour . et puis et puis . je me mets a marcher en direction du cour Bertagna .
.je retraverse toute la colonne le même chemin qu’à l’aller, passe par la salle Borg . et arrive à descendre la rue ou se trouvait notre belle cathédrale . avec à ma droite la prison et le palais de justice .je ne reviens pas sur la destruction de la cathédrale sinon que cela me rappelle les paroles d’un sage qui avait dit * l’homme est –il si peu sur de sa victoire qu’il se croit obligé pour l’asseoir de détruire toute trace du passé. fusse la beauté !* . FIN DE CITATION .ou * le pouvoir sur la terre devient nul . si à notre mort nous ne laissons que ruines *. Aller : ne nous laissons pas distraire par ce qui ne peut être changé ,je préfère retrouver mes dix ans des jours heureux . et pour moi la cathédrale est toujours là majestueuse sur la petite colline , je la vois , et je vois mon cousin se marier . par cette belle journée du mois d’aout . descendre les marches .les cloches sonnent à tout va , les robes fleuries de toutes nos mamans et des filles volent au vent . les rires fusent de partout . ah les dragés pleuvent sur les marches et nous les enfants nous courons dans tous les sens et va y qu’on se remplit les poches ,mon cousin avec sa femme court se mettre à l’abri dans la voiture , sous des pluies de dragés. .*les enfants pas dans les yeux hein pas dans les yeux les dragés !!!* un cri jaillit ma cousine qui ayant marché sur un dragé s’est tordu le pied et à cassé son talon aiguille et un put….. de mer…. Lui échappe . et en cette année 1960 .les talons sont très haut et à qui aura le plus mince .. * ah oui qu’est cess tu dis . ma parole j’entends rien avé les cloches du curé si au moins il s,les faisaient sonner moins fort ce cournoutte de curé !!*,et sa rit de plus belle .*aller les enfants arrêtez de courir et mangez pas les dragés que après vous aller dire ,j’ai mal au ventre . !!! en tout cas moi j’vous soigne pas . heinnn!!! *. et les cloches qui redoublent . le soleil qui tape , les parfums des dames au senteurs fleuris . se mélangent , tous cela avec en toile de fond le cour Bertagna avec ses belles rangées d’arbres qui ondulent et le port qui se dessine à l’horizon ,oui , tout ce beau monde descends en direction du cour Bertagna . et embarque dans les voitures .en cette année 1960 la mode est aux robes légères juste en dessous du genou , avec volant . des robes a grosses fleurs claires , bleu ou jaune , ou vertes . et avec le petit vent chaud tout cela volent ,et on croirait un tapis de marguerites qui déambule l’escalier de la cathédrale . .
* aller monte avec tata germaine . tu oi bien ya plus de place avec tonton marcel *. et chacun embarque .ce qui avait débuté à la maison en bon ordre . ben là à la cathédrale pour repartir c’est la panique . plus personne se rappelle avec qui il est venu et si il s’en rappelle il le retrouve plus . * et georgeo il est parti ? allours moi je monte avec qui ? eh ben trouve quelqu’un!! tiens aregarde titine elle est toute seule . dépêche toi arregarde ils coummencent a partir tous *. . . tiens une averse , *cournoutte et bastonnade alors !!* sauve qui peut general . * ma coiffure ma coiffure . que j,ai payé bonbon pour la faire faire *. et puis sa rit de plus belle . Oupps la pluie est partie , le soleil revient et tape de plus belle , et tous ce beau monde part en voiture en virant à gauche derrière la cathédrale .part vers la promenade obligatoire, le tour des plages par la corniche jusqu’au cap de garde en klaxonnant ta ta ta ta ta , et finira à la salle Borg .ou je me rappelle il y avait toujours deux ou trois hommes qui surveillaient dehors pas rapport aux fellaghas ,oui j’ai la tête dans les nuages ,oui je ne voudrais pas que cela finisse . oui je suis heureux à dix ans . et puis et puis , je ne sais pas si c’est le bruit des voitures qui s’éloignent et que je n’entends plus , ouppsss je viens de retrouver les bruits de la rue 2010. souvenirs souvenirs mémoire mémoire .je t’aime . boff !!! non je garde mes dix ans .
je traverse et arrive sur le cour . mon gros arbre oui le premier sur la droite est toujours là , ah mon arbre si tu pouvais parler , que me dirait tu . alors je le touche je le frotte ,il est solide comme un roc . les gens me regardent , je m,en fous . Décidément , j’arrête pas de me foutre de tout !!!.Bofff ,je suis chez moi à Bône . dis moi mon arbre te rappelle tu , quand juste à côté de toi , avec mon papa qui me tenait par la main je regardais les défilés du 14 juillet . oui juste dans cette rue qui descends vers les nouvelles galeries de France pour rejoindre le port , . te rappelle tu de moi , qui se bouchait les oreilles tant la musique militaire était forte . et de la légion qui défilait avec son mouton en avant . Soldats, tambours .oui je vois et entends tout. . tout est là ,devant moi , et c’est bon . s’il vous plait, laissez moi je veux pas revenir en 2010 , je suis bien moi là sur mon cour. je fais tous les arbres un par un . car tous ont une histoire tous ont connus les jours heureux . je fais le cour comme nous disions , je regarde a droite a gauche . ce bel alignement d’arbres qui faisait notre fierté de Bônois , tous le monde est là , comme avant , juste ont changé les promeneurs .,le théâtre est toujours là , je me rappelle de Dalida qui était venu y chanter son grand succès . *Bambino !!!* vous rappelez vous mes arbres ,des belles demoiselles avec leur robes fleuries. et oui fleuries encore cette image qui me revient . . , elles s’asseyaient sur les bancs et refaisaient le monde . un créponet acheté à l’ours polaire qui se dresse toujours là impassible du temps qui passe .même mes cousines sont là, Fifine ,Jeannine Juliette, qui partaient depuis les quatres chemins faire le cour et montrer leur 20 ans ,. elles sortaient de chez elles sans maquillage mais tout était dans le sac a main caché, et là ,elles entraient au cinéma REX ,se maquillaient et partaient faire le cour et au retour même stratagème , passage au cinéma pour enlever tout le maquillage, et rentrer ,à la maison. car si mon oncle leur père les voyaient maquillé , aie aie la tréa qu’elles se prenaient .l’ours polaire , lui il s’en fout ,ses créponets se vendent toujours , je regarde cet ours qui ne se rends pas compte que nous ne sommes plus en 1960 tant presque rien n’a changé . Voilà les galeries de France.ils sont fermées. les grilles ont rouillé avec le temps . pourtant en 1960 , on allait aux galeries de France voir les nouveautés , c’était LE !!!! grand magasin . je fais un tour vers la pâtisserie Piccione . je parle avec le proprio un homme gentil à qui je promet de revenir il est heureux de voir les pieds noirs revenir chez eux , la vieille ville ,aie!! vieillit mal . pourtant ici nous allions chez tata Adrienne rue Trizel , non loin de la placette . .cette placette ou nous mangions un couscous, mais alors un couscous hummmm!!!. le marché est là , étalage de fruits et de légumes je reconnais les belles oranges thomson , toujours aussi grosses et juteuses , non le décor à peu changé , . je traverse le bas du cour ,laissant à ma gauche le port qui maintenant est complètement fermé, mais ,à la belle époque . nous le longions il n’y avait rien .sinon des pêcheurs qui rafistolaient leur filet avec la cigarette Bastos à la bouche , et souvent sur le côté qui borde la centrale nous pêchions avec des palengottes des sparles . dont nous nous régalions . finit les sparles . . adieu mon port tu es maintenant en prison derrière de hautes grilles .
et je me dirige vers la gare des trains. ah elle n’a pas changé belle comme un cœur , ,j’entre . combien en as-tu vu des départs et des arrivés de tous ces gens qui couraient dans tous les sens . eh bien sa continue a courir pour un train pour quelque part , je me rappelle de tonton joseph le mari de ma tante Adrienne qui y travaillait et qui un jour m’avait fait monter dans une micheline . ah comme je trouvais cela haut . , je regardais le train avancer et je me sentais grand . je revois la vitre sale à travers laquelle il fallait regarder les rails . et tonton m’avait fait faire quoi 100 mètres mais il me semblait que nous partions au bout du monde . je regarde les plafonds et les murs encore recouvert de leur dessins originaux . dessins qui donnent une belle idée du dur labeur de tous ces pionniers qui ont fait l’Algérie moderne des années 60 . elle est belle ma ville elle est riche de son passé grandiose , et je ressens une grande fierté .
voilà ,je longe la gare sur le côté gauche et me dirige vers le champs de Mars , la sable qui garnissait la place à disparut . les galeries Barbes aussi . le magasin Henri Machin aussi , mais l’école du champs de Mars est toujours là , je fais le tour du regard , je m’évade . je ne suis plus là , !!!, et puis et puis !!!le temps s’écoule.
alors je remonte car il se fait tard je retrouve le cour Bertagna , je suis heureux .tiens si je prenais une calèche . mais les calèches ne sont plus là . Comme partout dans le monde un vilain modernisme à prit leurs places .de vilaines voitures polluantes salissent le cour et noircissent les arcades , pourtant les calèches je les vois bien là , au bord du cour , le long de la mairie , les chevaux hennissent .ils ont leur sacs au derrière pour ramasser le crottin , , sa sent fort . mais sa sent le cour Bertagna . alors pour rentrer à mon hôtel El mouna je prends un taxi . mais dans ma tête je suis dans la calèche je ferme les yeux tout le long du trajet , je veux ,comme en 1960, entendre les clop clop clop du cheval , je me laisse bercer, la tête en arrière, et ce que je vois ce sont tous les arbres du cour et les arcades qui défilent au dessus de moi . le petit vent chaud du siroco, qui me caresse , le parfume de maman ,oh pas un parfum cher car pas de flouss mais sa sent bon les fleurs . parfois je glisse un peu vers le côté ou est assise la Marie -louise. alors je pousse avec ma main pour me redresser , et clop clop clop , le cheval avance . je sens l’odeur du crottin qui mélangé au parfum de Louisette qui finalement, non!! Oui !! tout cela sent bon . sa sent l’été de mes dix ans ,sa sent Bône . sa sent les jours heureux , un coup de frein brusque me ramène à la réalité je suis arrivé à l’hotel El mouna . la vilaine voiture qui pollue aussi et ma calèche est partie ..partie ma maman .
Et puis un autre gros morceau m’attends aujourd’hui mercredi . sa fait 48 ans que je pense à Sididjemil . le terrain de chasse de mon papa et moi . et ce matin c’est le grand jour .vai-je trouver mes montagnes mythiques . ? vai-je trouver la SAS(les sections Administratives Spécialisées (SAS) étaient chargées de "pacifier" Les secteurs, ancien camp militaire . toutes ces questions !!.. j’embarque dans le taxi ,qui doit me conduire , . voilà la corniche qui s’étire , ,le port ,la gare des trains . et la route de Duzerville ,puis Mondovi , et je vois la première pancarte * Sididjemil* . quel bonheur , se nom résonne en moi comme liberté , combien de fois à l’école Beausèjour ,je n’écoutais plus le prof . la tête dans les nuages en pensant au dimanche qui arrivait et aux sangliers de sididjemil , aux montagnes , aux cris des traqueurs , aux coups de fusils , . voilà mais 48 ans ont passés . vai-je retrouver mon sididjemil , .il me semble reconnaître la route . mais non , nous nous sommes trompé .demi tour . . et encore demi tour . nous cherchons . nous demandons ..je commence à désespérer , . et puis de braves gens nous disent . * oui oui la SAS existe toujours . allez par là , à environ 20 km , * mais des que nous attaquons la route je ne vois que des constructions de maisons dans le bled alors que tout était désert en 1960 . je comprends sa peut changer . mais bon !!. je dis à mon papa * papa aide moi à trouver * et puis d’un seul coup toutes habitations cessent . et nous attaquons une côte dans un paysage sauvage, mi montagne mi vallée oui je me dis si sa monte c’est par là ,car il fallait monter une petite route pour accéder à la SAS , oui ouiiiiiiiiiii je reconnais la route . , et puis comme pour me le certifier deux sangliers nous passent devant . et traversent . mais merde je n’ai pas mon appareil photo . mais quel bonheur ,!!! . je savais que pour arriver à la SAS il fallait en haut de la côte tourner à droite sur une route de terre et passer aux milieux de gourbis . À l’époque les gens se mettaient là pour être protégés des fellaghas . alors je cherche quelques traces . mais rien .aucun gourbis . juste une nature sauvage . je vois bien sur ma droite en haut de la colline des ruines . des murs .mais est-ce sididjemil. la SAS ? alors nous demandons à des bergers . qui nous affirment que oui . ! je suis anéanti .est-ce ce qui reste de mon sididjemil . . le cœur me bat à tout rompre . , je décide avec mon ami algérien de grimper la colline vers ces ruines . mais catastrophe, il à plut durant la nuit ,et le sol de glaise nous met des paquets de boue aux souliers . souliers !!!parlons en !!des tennis !!. voilà ce que nous avions aux pieds. alors nous marchons il fait chaud , le cœur me bat a tout rompre , l’émotion , je pense à mon papa , car c’est pour lui que je suis là , tout ici parle de lui .c’est son territoire dont il parla jusqu’à sa mort . je me décourage ,sa à pas de bons sens, mes baskets sont dans un état pas possible . je veux abandonner , je dis à mon ami * écoute on peut pas continuer . regarde cette merde aux pieds * , je suis découragé , fatigué, la chaleur , les émotions mes soixante ans . bref . je veux retourner sur la route , c’est la défaite . je n’approcherai pas la SAS de sididjemil ( ou à cause des fellaghas nous étions tenu de nous signaler car sinon aux coups de fusils les militaires auraient rappliqués pensant que c’était des fellouss ).je me retourne pour faire demi tour . et mon ami algérien me sauve la vie . oui la vie car 48 ans que je pense à sididjemil et voilà que je me décourage pour de la boue .il me dit * écoute on y est presque , sa fait 48 ans que tu pense ,que tu pleure . que tu parle de sididjemil ,que tu ne vis que par sididjemil , tu as fais une promesse à ton père de revoir pour lui ses montagnes, si tu fais demi tour maintenant tu ne te le pardonnera pas , laisse, les baskets sont pourris. nos pantalons plein de boues . donne moi la camera et on y va , ne retourne pas en arrière tu ne pourras vivre avec ça , ya trop longtemps que tu attends , *.mais je lui dis * je suis crevé , fatigué *, les émotions se bousculent , j’ai le cœur qui va me sauter . * il me dit
* prends courage, regarde sididjemil est là à 300 métres .aller on y va !* Ah merci mon ami Tu viens de me sauver . et je recommence à monter . la colline . quelle chaleur . la boue qui me colle aux souliers . j’ai le cœur qui contrôle plus rien , je regarde a droite .à gauche . ouiiiiiiiiii c,est bien mes montagnes ., je vis un des plus beaux moments de ma vie , je retrouve mes dix ans . je grimpe je grimpe . va y gégé, tayo!!tayo !! , mais plus j’approche .plus je ne vois que ruines , murs écroulés ( voir mes photos ) , et me voilà je touche au but . j’y suis , j’arrive à la SAS quel bonheur . la chaleur . le souffle court . en sueurs , j’hallette . ma respiration est saccadée . mais si mourir de bonheur c’est cela alors je veux bien mourir a cet instant . je suis aux petits oiseaux . je promène mon regard sur toute la vallée , je regarde les murs , je retrouve tout ce qui était le fort , la SAS en suivant les traces de construction de ce qui reste au sol . certains bâtiments sont encore bien debout . mais toutes les toitures de tôle ont disparues . .l’herbe a tout envahit et même les broussailles ont poussés à l’intérieur de la cour et cela a hauteur des épaules. ,l’enfant que je suis revois les militaires qui s’affairaient à leur occupations , les camions GMC .,les jeeps , je regarde les militaires qui tirent au mortiers dans les montagnes , il y avait tant de vies et là plus rien le silence total , mais je suis bien dans la SAS de sididjemil , je roule la terre dans mes mains ,je la lance en l’air je pousse des cris de joies , je dis * papa tu es chez toi mon papa*, ah comme je suis heureux . je retrouve ce qui reste de la salle à manger , certains carrelages sont encore là .je ramasse deux gros morceaux à rapporter pour mettre sur la tombe de papa ainsi que de la terre , et je parle et je parle , mon ami écoute il sait que c’est pas le moment de m’interrompre .il fait chaud ,le soleil tape ,.il est 13 heure , je ramasse une pierre et sur un des murs dont le ciment est intact , j’inscrit *2010 Jean Rodriguez le roi des chasseur *voilà papa tu as repris possession de ton territoire de chasse , et je cherche un bel endroit pour ce que depuis 48 ans je n’ai cessé de penser que je ferai à sididjemil . trouver un endroit pour y mettre une photo de papa en chasseur prise à sididjemil en 1960 et une paire de défenses de sangliers ( voir mes photos ), un des derniers qu’il à tué ici à sididjemil , je soulève une grosse pierre mais un gros scorpion apparaît . non pas bon . je creuse avec mon ami le sol dur mais je ne suis pas convaincu , et puis je vois le mur d’enceinte côté nord qui est encore haut et bien conservé.je grimpe dessus et de là je vois tout le bas de la montagne tout ce qui a retentit des coups de fusil de papa , et je décide que ce sera là , juste en bas du mur . dans ces grosses broussailles . ces broussailles ou papa a si souvent rampé dedans pour tuer son sanglier au ferme .oui ce sera là , Je dis à mon ami de prendre durant tout ce que je vais faire et dire ,oui prendre le maximun de photos et surtout sans s’occuper de moi , et de ce qui va se passer , et là , dressé sur les murs , face aux montagnes verdoyantes qui descendent tout doucement vers l’horizon ,vers ces broussailles qui nous ont si souvent égratignées les habits et mes 10 ans ,avec le soleil qui m’écrase, l’odeur du thym sauvage , le vent chaud ,les deux mains chacune tendues avec une, la photo de papa ,et l’autre les défenses de sangliers , ,je suis comme dans titanic. oui je suis le roi du monde. je déconnecte du monde et je dis « :
* papa toi qui a régné en maitre sur ces montagnes qui t’ont rendus si heureux ,c’est pour toi ce moment que je suis là ,.tu n’a jamais pu revoir ton sididdjemil. mais aujourd’hui tu y es , * , les larmes me viennent comme je n’ai jamais pleuré ,le corps me secoue comme il ne m’a jamais secoué ,mais je continue ,parfois je force mes paroles car je suis trop en gros pleurs que les mots ont du mal à sortir * va y papa, va y Jeanno,,t tue les tous les sangliers , aoujek aoujek (le voilà ) papa . court papa court comme tu le faisais avant , je suis là avec toi , regarde papa il vient a gauche et pan !!pan !!donne y ,oui mon papa je t’aime , oui mon papa on chasse a nouveau à sididjemil , maintenant et pour toujours tu sera ici chez toi , tu chassera chaque jour . tu te rappelle papa il pleuvait . il ventait . on courait . regarde papa les voilà tes montagnes de Sididjemil . elles sont belles .elles sont les plus belles montagnes du monde car c’est ici que tu as été heureux ,pas dans ce cimetière de Normandie .papa, papa , papa ,mon papa sois heureux , et chasse pour toujours , tremblez sangliers Jeannot est revenu * et je lance dans les broussailles la photo de Jeannot et les défenses de sangliers ,aux milieu de cris et de larmes et là je m’assoie sur le mur les pieds pendants, et je pleure comme jamais , mais je suis heureux . je suis soulagé .
Je sais que j’ai encore parlé mais je ne me rappelle plus . je sais que je suis resté un long moment assis les jambes pendantes , le dos courbé .à regarder les broussailles ou je venais de tout lancer . . mon regard se porte des montagnes , aux broussailles . alors je sens la main de mon ami Algérien qui se pose sur moi , il me caresse l’épaule . je sais qu’il comprends tout . il me dit * sa va ? * le pauvre j’ai du lui faire peur avec mes cris . mais il a tout comprit , merci S… . je lui réponds tout simplement * oui sa va , sa va même très bien * .et je me mets à rire , mais à rire , ah comme je suis bien , , voilà je sens 48 années de poids , et de frustration qui sont parties ,48 années ou je parlais à tout le monde de sididjemil en Algérie ,et je viens de revoir sididjemil , le bonheur ne se définit pas . car on serra toujours en dessous de la vérité , on ne peut que maladroitement en parler . Les stars de cinema , les riches , les suffisants en parlent , mais ils ont rien connus du vrai bonheur . le bonheur se vit . se boit . on le garde en secret , le bonheur pour moi j’y suis . là en Algérie .mon pays . dans les montagnes de sididjemil . en 1960 , avec mon papa . son fusil .un morceau de pain, de l’eau et une boite de sardines . alors messieurs les riches, dégagez ya rien a voir .
Et puis je redescends . Je dis merci à mon ami qui m’à encouragé à grimper . oui cela aurait été une catastrophe, une grande défaite de ne pas y aller , je sens mon papa heureux . ah Jeannot tu es déjà en train de leur courir derrière à tes sangliers . aller va y va y tu as toute l’éternité pour toi .J’arrive au taxi je suis si heureux que j’embrasse les deux mains de mon chauffeur de taxi qui ne parle pas un mot de français . je lui dis ,merci, merci , il est très gentil , il a tout comprit ,car S…. lui avait dit la raison de pourquoi je voulais venir ici . il embrasse aussi mes mains , en me regardant dans les yeux , il ne faut pas grand-chose pour que les hommes se comprennent , juste la même misère .
Le taxi redescends la route de sididjemil . je me sens un petit oiseau . mon ami qui a encore un peu peur de mes réactions me dit * on va revenir l’année prochaine . *. je lui dis * oh que oui * .Voilà sididjemil s’éloigne .
Je décide d’aller à saint augustin , . je veux revoir la petite route qui serpente aux milieux des oliviers . , tout est là , je rencontre un autre pied noir de Bône . on se met à parler ,de quoi ? hé !! de Bône * aouaa tié de Bône !!* et voilà c’est parti pour une bonne rigolade . je visite la basilique , je prends encore le maximun de photos pour ceux qui ont pas la chance de revenir chez nous , j’imagine toutes les processions au son de avé avé , combien de souliers de pieds noirs se sont usé sur cette route en serpent et sur ces marches . combien de vœux ont été demandé devant ce fameux saint connu du monde entier , et puis je rentre tout doucement à Bône .
Je demande au taxi de nous arrêter à la caravelle car je veux refaire toute la corniche à pieds jusqu’à l’hotel el mouna , je veux surtout descendre en bas du lever de l’aurore juste dans le virage et m’assoir là ou enfant je venais pêcher avec mon papa , c’était mon poste !!! , la mer à pas changé , je regarde, je regarde . les rochers qui ont vu nos lignes se briser sur un sar trop gros , je revois mes premières chelbas attrapés . ,je regarde le rocher ou tonton julien alors lui le roi des pêcheurs ( oui longtemps après être rentré en France, je me promenais à la Ciotat avec lui et nous avions croisé un ami à lui qui ne me connaissait pas . et il me dit ,*petit je présente le plus grand pêcheur de Bône ) *, je regarde le rocher qui avance dans la mer et ou trop petit ,la nuit mon père me prenait sur ses épaules pour traverser depuis la plage et là assis on en à prit des sars , et mon papa y jetait du bromège et disait * aouaahh ce soir sa donne pas . diocane pourtant la mer , elle est bonne , mais je crois que on va rien faire , ouallou !! . * et paff on se prenait une châtaigne dans le roseau et que je te sors un sars , et papa disait * ah ta mère elle va être contente heinnnnn !!! * .et oui des petits bonheurs .là au clair de lune des soirs d’été de Bône , je marche sur la plage . je remonte par l’escalier de ce qui fut un restaurant mais qui est désormais une salle sport mais alors dans un été pas possible . .les détritus sont partout . je me dis,* tout cela est malheureux * . mais je suis à Bône et je m’en fous . je regarde dans le coin droit ce qui reste du cabanon de tonton julien , ou toute la smalla passaient l’été , mon oncle comme il tapait la bouteille souvent , alors la nuit durant nos belles nuits des mois de juillet et aout il me racontait ,que depuis la plage il lançait deux pallengottes juste vers le rocher qui avance dans la mer . il se les attachaient aux gros orteils , et se couchaient sur le sable . en regardant les étoiles , et quand un sar mordait ou un loup sa lui tirant les pieds et lui , aller!!! va y que je remonte la pallengotte . bonheur simple des gens simples . !!.Ces quelques lignes sont pour toi tonton julien .
et je remonte tout doucement vers st cloud , le soleil commence a descendre . des pêcheurs sont toujours là depuis le haut de la corniche ils lancent des moulinets comme toujours , ,je longe les arcades sous le collège d’Alzon , j’arrive à Gassiot . st cloud . je laisse la pierre carrée .les gens se promènent , les amoureux s’enlacent ,, je regarde la mer , ,les mille logements , tout est tellement pareil , que je ne veux pas quitter mon paradis J’arrive à l’hotel el mouna . ce soir encore j’irai à la caroube me gouinfrer de merguez et de brochettes , et d’harissa et de cumin , hummmm .
Jeudi matin dernier jour , je me lève de bonne heure , je veux aller voir la mer , je regarde ce qui fut le Lido ,La statue de l’ange noir qui garnissait l’entrée du Lido est toujours là. Je rentre dans ce qui est maintenant une clinique . je me dis combien de beaux monde sont passé par là pour aller danser , boire ,et vivre nos belles nuits d’été de la plage de st cloud . je retraverse , la mer est calme . le soleil se lève . des pêcheurs partent mettre leur filets à la recherche des marbrés , ils s’éloignent que c’est beau . ah si j’avais pas le mal de mer je leur aurai demandé d’aller avec eux , alors je leur demande simplement de me ramener deux bouteilles d’eau de mer que je ramènerai avec moi , je m’assoie sur le sable et sans trop le faire voir je creuse un trou avec un bâton et j’enterre une photo de papa et maman . voilà vous serez toujours à st cloud les plages , oui même si les hommes passent ,le décor de théâtre est toujours le même . Les acteurs sont partis d’autres les ont remplaçés , non!! Non !! les acteurs que j’ai connus sont toujours là , autour de moi les Jammy les Redzins ,les Hernandez . les Sultana . avec leurs cris , leurs bonheur et leur peines . je les vois se promener .les soirs de juillet en trainant bien leur savates qui sur le sable de la promenade fait crisser les petits grains dorés encore chaud de la journée . et tout me semble éternel , je crois que oui . si seulement nous gardions notre âme d’enfant . car aujourd’hui je suis là et le temps à pas changé il me suffit de fermer mes yeux et mes dix ans sont là , bonheur ultime de ce retour à l’enfance insouciant de l’orage qui s’annonce .
Ah!! mon ami pourquoi me dis tu qu’il faut partir ou on va manquer l’avion . alors je me lève je marche en marche arrière vers le trottoir car je veux garder la mer encore pour un moment avec moi , sur elle danse des milliers de diamants , car le soleil se lève , , j’écoute les petites vagues qui meurent doucement en roulis sur la berge , , st cloud tu es belle . aller il faut se décider . dans ce taxi qui me mène à l’aéroport . je réalise tout ce que je viens de faire . j’ai pu vivre quelques jours magnifiques , je suis comblé , ,je respire à plein poumons cet air de chez nous , , je sais que je vais revenir et j’ai très hâte , je sais que tant que la santé me le permettra , je reviendrai à Bône , car là sont mes jours heureux .
Tiens j’ai finis !!!
CONCLUSION
,*alors gégé tu as réussis à dire ce qui était en toi ? *oui j’ai dis ce que je voulais .avec mes mots . pas ceux d’un écrivain bien sur . de toute façon les écrivains souvent inventent leur histoires . moi la mienne est vraie Mes mots sont ceux d’un enfant de la cité montplaisant , qui à été à l’école juste assez pour se débrouiller dans la vie..dont un jour de 1962 la vie à basculé , et qui vient de la retrouver .J’ai vécu ces belles journée chez moi , à Bône ,ou l’enfant d’avant 1962 , et l’adulte de 2010 ont fait la paix ..
je viens de revivre les jours heureux .
Alors Bône à 2011


 
Méssage de : Gégé      posté le : 25 fvrier 2015
MON DEUXIÉME RETOUR À BÔNE EN 2010.
No 26 . mon voyage à Bône du 8 au 11 mars 2010 , ou* les jours heureux *.

Franchement je suis devant une page blanche , il me faut commencer . J’ai pris tant de notes durant ce voyage , car je voulais être sur de bien retranscrire ce que je vivais . que je ne veux rien oublier de mes émotions qui m’ont fait vibrer au son de mes 10 ans à Bône .Car oui, en posant le pied sur ma ville, je n’ai plus 60 ans ;j’ai bel et bien dix ans et c’est le temps des jours heureux . Àla fin de ce récit .Non, pas à la fin de ce récit . À la fin d’avoir livré mes émotions . je dirai si j’ai réussis à mettre sur une simple feuille . ce qui s’appelle *arrêt sur mes jours heureux * .
gr.piednoir@videotron.ca

 
Méssage de : Gérard      posté le : 25 fvrier 2015
mon troisième voyage à Bône en 2012
No 36 .mon voyage à Bône du 6 au 11 février 2012 .ou * les jours heureux*

Un clavier d’ordi c’est inerte. C’est mort .c’est nous qui lui donnons vie .Puisse mes doigts transcrirent car dans ma tête tournent des milliers d’images et conversations arabo-françaises,. Dans ma tête chante mon Algérie.
Je ne savais pas quand j’ai commencé à écrire mes jours heureux, moi qui ne suis surtout pas un écrivain mais un témoin, que cela n’arrêterait jamais. Mais une chose est sur, quand je pense, je parle, j’écris ou je raconte mon pays, alors oui c’est les jours heureux. .
Le temps hélas n’a pas été de la partie. Il à plut, Venté, neigé, grêlé, bref ! Un temps à rester chez soin. Eh bien j’y suis chez moi... Et puis ce temps là c’est celui que j’ai connu à mes premiers cris. Alors lui et moi nous nous connaissons. Gégé tu es chez toi. Et c’est ce qui compte !alors raconte ! Raconte! Fais revivre les jours heureux.
Alger le 6 février. Petite peur .un temps de chien. Les montagnes qui se voient depuis l’aéroport sont couvertes de neige. Et nous avons droit à un faux départ. Retour dans l’aéroport. Ah non !Il ne faut pas ça !j’attends moi ! J’attends depuis des mois de me retrouver à Bône. Et finalement. Il s’élève cet oiseau de air Algérie. Ouf !! . Voilà je peux me mettre en connexion avec Bône. Et une heure plus tard m’y voilà .personne non personne ne peut comprendre ce que c’est que de revoir sa ville à moins d’y en avoir été arraché par la force.
gr.piednoir@videotron.ca

 
Méssage de : gégé      posté le : 24 fvrier 2015
Voila les sites de mes photos prisent à Bône lors de mes retours .des milliers de photos
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MON PAYS . BÔNE MA VILLE
http://www.monalbum.fr/Album=VRWATEDF
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BÔNE 2009
http://www.monalbum.fr/Album=RNRMGBOB
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BÔNE ALGÉRIE MARS 2010
http://www.monalbum.fr/Album=NBSVEQAN

ALGÉRIE BÔNE MON CIMETIERE EN 2010

http://www.monalbum.fr/Album=VODMNDXF
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2012 mon voyage à bône algérie

http://www.monalbum.fr/Album=7Z6YHAWZ
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Voyage à Bône du 6 au 11 juin 2014

http://www.monalbum.fr/Album=AORCPHVQ


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BÔNE ALGÉRIE . RUE GARIBALDI . LA PLAGE DE LA CAROUBE . rue maillot
http://www.monalbum.fr/Album=BR8JWU6P
gr.piednoir@videotron.ca


 
Méssage de : robert bas      posté le : 24 fvrier 2015
je vivais 9 bis rue millet au hamma je recherche des amis qui se rappelle de moi
sabalast@hotmail.com

 
Méssage de : gégé      posté le : 24 fvrier 2015
No 39 . Mon voyage à Bône du 6 au 11 juin 2014.
( les jours heureux )..

Toi l’enfant aveugle qui m’a ouvert les yeux .
Me revoilà devant mon ordinateur la tête pleine ,ou tout se bouscule pour sortir en premier , lorsque je suis parti de Montréal ,avec ce vol d’air Algérie pour Alger ,je ne savais pas que mon voyage à Bône allait être marqué tout au long par un visage d’enfant . à chacun de mes voyages chez moi je commence celui çi par Alger ou je passe plusieurs semaines . ce 19 mai 2014 allait marquer la suite de mon voyage au pays des jours heureux . je sais je me connais je suis un être sensible qui vit ses émotions .je peux piquer de grandes colères comme je peux pleurer devant la misère des autres . le lendemain de mon arrivée à Alger , je décide d’aller m’acheter des beignets sous les arcades qui partent de l’hopital Mustapha vers Belcourt , je ne peux résister et avant même que je commande 6 beignets je m’en mange deux à l’affilé , je sors de la petite échoppe et toujours marchant sous les arcades, je repart vers l’hopital Mustapha . quand j’aperçois accroupi . tout menu , un petit enfant mendiant tout frêle et amaigri , assis contre le mur ,j’ai toujours pour habitude de faire la charité, je me penche vers cet enfant qui doit avoir dans les 8 è 10 ans pour lui donner un billet , et voilà qu’il saisit mon bras avec ses deux petites mains ,en levant vers moi ses yeux d’un vert émeraude comme je n’en avais jamais vu et qu’il s’accroche à moi avec désespoir. Alors je réalise qu’il est aveugle , je suis électrisé, .tétanisé par ce regard d’enfant très maigre , ses yeux roulent dans tous les sens et essayent de voir ce qu’ils , hélas ne peuvent voir , à ce moment c’est comme si toute la misère du monde me tombait dessus et que j’étais incapable moi que la vie à gatté d’y faire face, je regarde autour de lui et je vois des pièces de monnaie , je les ramassent . je vois que mon billet aussi est sur le sol je défais la fermeture de la poche de son jogging afin de sécuriser son argent et voila que de ses yeux aveugles il me regarde encore avec plus d’intensité . j’ai sur moi le regard d’un ange . alors je me mets à lui parler .moi qui ne parle pas l’arabe . je lui parle en français . et je vois son visage s’illuminer , je caresse ses cheveux . sa joue . je lui dis de ne pas avoir peur , je suis renversé de voir un enfant assis là à étaler sa misère et j’en veux à la vie de tout donner à une minorité qui s’en fout royalement et de laisse ainsi des enfants aussi démunis , et là il se mets à pleurer . Je n’avais jamais vu d’aveugle pleurer . je suis émotionnellement au maximun , je n’enttends plus les bruits de la rue ,je ne vois plus personne autour de moi ,il ne reste que moi et cet enfant qui accroche désespérément mon bras . à cet instant tout se bouscule en moi , je voudrais sauver le monde de sa misère , , je ne comprends pas comment on peut laisser un enfant ainsi , Je me dis ,mais cet enfant doit avoir des parents et que font t-ils . ou sont –ils ? pourquoi laissent –ils leur enfant ainsi .des dizaines de questions me passent par la tête pendant que je regarde la misére qui ne voit pas que je la vois.
je me penche vers lui et l’embrasse tout en lui parlant sachant bien qu’il ne comprendra pas , ses grands yeux vert émeraudes me fixent et son sourire d’ange illumine son visage . je me sens tellement démunit de ne pouvoir faire plus et ma colère gronde en moi contre ce monde dans lequel je vis et qui ne porte plus de regard sur la misère des pauvres. J’aimerai ne plus partir . et surtout sauver cet enfant , hélas je dois me rendre à l’évidence . comme il ne m’a pas lâché une seconde de ses deux petites mains je me dois de me défaire tout en continuant à lui parler , je crois comprendre qu’il ne veut pas me voir partir . et pourtant ,je finis par lui faire comprendre que je dois partir , et je tente de le sécuriser , je me dis qu’à défaut de comprendre ,le son de ma voix fera ce que le langage ne peut faire , alors que je m »éloigne il tends toujours ses bras dans le vide , je me sens tellement démunis , et triste devant tant d’injustice . je pars mais ma tête se retourne sans arrêt , je m’aperçois que j’ai encore le sac avec les beignets , je n’ai plus vraiment envie d’en manger .,je crois que je suis faché contre moi ,oui je suis en colère contre moi . contre mon impuissance à aider les autres , je ne pense qu’à ces yeux aveugles qui me regardaient sans me voir . le soir venu .je n’ai pû en regardant le ciel d’Alger par la fenêtre oublier ces yeux qui ne voient pas et en vouloir aux choses de la vie d’être aussi injuste avec un enfant .oui la misère me touche et surtout me touche tout ce qui regarde à mon pays l’Algérie. Moi je sais en mon fond intérieur quand l’Algérie souffre je souffre avec elle .on me dit souvent ceux qui me connaissent * tu ne peux sauver le monde ! arrête ! *oui mais justement moi je veux le sauver. Et puis je réalise que je ne sais même pas son nom ,j’ai oublié de lui demander . alors je décide de l’appeler Said . voilà oui je sais rien à voir avec un récit de voyage . et bien oui .si ! si si ! sa à à voir .je voulais lui rendre hommage ce jour . et bien que je ne sache pas ce que je vais écrire de mon voyage . je veux lui dédier mon récit .
Said ce qui suit est pour toi .pour alléger ta souffrance,je vais te parler de notre chez nous , pour ce que tu m‘a apporté ce jour là , pour ce qu’une société avide de richesse et de pouvoirs à finit par ne plus voir mais toi avec tes yeux qui ne voient pas , tu sais encore voir .et crois moi Said je t’ai vu avec les yeux du cœur . et souvent ici dans mon confort du canada je revois ce moment ou j’ai touché à un ange .ou des yeux aveugles m’ont illuminé de leur souffrance .
…………………….
POUR SAID Mon voyage à Bône . Juin 2014.

VENDREDI 6 JUIN 2014
Il est 8h du matin dans cet avion d’air Algérie parti d’Alger nous longeons la côte, étant sur la droite de l’avion, je regarde par le hublot toutes ces terres qui défilent sous moi .toutes ces parcelles de terre bien délimités en terre cultivable et je me mets à penser à tous ceux qui ont dû travailler dur pour en arriver là , bien sur les choses ont changés . elles changent toujours qu’on le veuille ou non , mais je sais que là ou aujourd Hui poussent des fruits et des légumes .certains ont travaillé dur . j‘ai la tête collé dans le hublot . , combien ces terres ont dû être arrosé de sueur et de sang . pour aujourd’hui en être là , je me dis oui il est beau mon pays , j’ai beau être parti vivre au bout du monde je suis parti intégrante de cette terre . je sais qu’elle me reconnaît cela ne se discute même pas .quel moment de bonheur que de contempler mon pays du haut des airs . et puis je réalise que j’ai sur mes genoux la casquette de mon papa .oui celle qu’il à porté jusqu’ à sa mort car si lui n’est jamais retoutné chez nous . moi je me fais un devoir en emmenant sa casquette de corriger cette erreur ,et je réalise aussi que machinalement je suis en train de rouler dans mes doigts l’alliance de mariage de ma maman que je porte au cou , je me rends compte sans le vouloir que oui nous sommes bien trois à être ici chez nous en Algérie , le plus beau pays du monde , et voilà que je me mets à pleurer en silence , comme je ne veux pas que mes amis qui m’accompagnent s’en rendent compte j’enfonce encore plus ma tête dans le hublot et je lâche tout . il y a là un mélange je le sais de joie de tristesse et de rage , et puis des secousses me tirent de me émotions car voilà que ce bel oiseau descends sur l’aérodrôme de Bône les salines , oui je sais les noms ont changé mais pas pour moi . je suis à Bône , je descends de l’avion, un autobus nous amène au terminal , comme c’est bon de respirer cet air de chez moi , je récupère ma valise . et je sors pour prendre un taxi et ma première action car je l’attendais depuis 2013 c’est de m’agenouiller dans l’herbe et de caresser mon pays . tu vois je suis revenu je lui dis . et je reviendrai aussi longtemps que je le pourrai . j’arrache de l’herbe pour la sentir . je regarde le ciel , et je vois sur un poteau un nid de cigognes avec dedans les parents et leurs petits je me dis * âh ! c’est la chance ! * nous sommes quatres a faire ce voyage moi et mes amis algériens d’Alger ,ils passeront leur vacances et moi . moi enfin je continue ! nous prenons un taxi qui nous mène à notre hotel El mouna sur la plage de St-cloud . tout le long du trajet je ne parle pas . mes amis me laissent tranquille ils savent eux * prière de ne pas déranger ! j’ai la tête collé dans la fenêtre de la voiture. et je regarde défiler mon pays ma ville , la Seybouse , la gare des trains le port , tiens ! la caravelle , la corniche , les plages .je n’ai pas le temps de me remémorer des souvenirs a un endroit que déjà d’autres m’assaillent en me criant * gégé gégé gégé tu te rappelle là . et là et encore là , sa yé j,ai encore 12 ans comme je suis heureux . un coup de frein me fait réaliser que je suis arrivé à l’hotel . comme la mer est belle .il ya du monde qui se baigne non rien n’a changé il fait une chaleur terrible et cela m’affectera tout le temps de mon voyage . Mais jamais ne m’arrêtera dans tout ce que je dois faire car oui je replonge en toi Bône.Bône un de tes enfants est revenu ! . pas de temps à perdre car cet après midi je dois aller au cimetière j’avais depuis longtemps décidé de remettre sur la tombe de mes frères une plaque de marbre avec leur noms et leurs dates de naissance et de décès . et depuis Montréal avec mon ami A de Randon j’en avais échafaudé les plants et lui s’est occupé de tout . Ah ! mon bon ami A quel homme de cœur oui il s’est occupé de faire faire la plaque ,et je dois le dire même si sa ne se doit pas. au moment de lui payer les frais il a refusé .cet homme de coeur me dit * Gégé voilà c’est un cadeau et je ne devais pas insiter .il en avait décidé ainsi et lui et moi on s’est comprit . merci mon ami A ,mon papa et ma maman ont tout vu et tout entendu de là ou ils sont . et puis oui à l’heure dite mon ami A àtait au rendez vous a l’hotel El mouna avec dans son auto une bassine .du ciment, de l’eau , du sable , une truelle . A tu es un génie d’Algérie . je suis fatigué il fait une chaleur terrible 36 degrès, pas de vent ,le soleil tape . nous voilà parti au cimetière, nos marchons sous les cyprés avec oui ,une bassine .du ciment, de l’eau . du sable , une truelle et je me revoie alors avec ma maman quand nous venions ,elle qui trainait son sceau et son éponge et j’ai le sentiment nous qui transprotons tout ce materiel et marchons lentement que nous refaisons l’enterrement de mes frères .je suis 52 ans plus tard heureux et en moi je me sens gonflé de joie de pouvoir rendre hommage au noms de mon papa et de ma maman elle qui venait souvent ici à mes frères .nous retrouvons la tombe et me voilà a faire du ciment .À regarder étant petit mon papa travailler cela m’a servit .lui qui fut toute sa vie un ouvrier qui courba la tête devant ses chefs et sût nous montrer le chemin , il me disait quand petit je le regardais travailler * souvient toi mon fils pour une chappe! tu mets deux volume de sable et un volume de ciment , et de l’eau . pour du mortier .tu mets trois volume de gravier . deux de sable et un de ciment et de l,eau , * merci mon papa j’ai jamais oublié ton apprentissage de la vie. toute ta vie tu fus un ouvrier mais pour moi tu étais un chef , un monument de savoir , et voilà que sous une chaleur difficile a supporter que je me mets à faire le ciment .oui papa avant de placer la plaque je dois mouiller l’endroit de la tombe ou je vais la placer et A mon ami me fait un compliment il me dit * ahh !!on voit que tu connais ça !. Non A, je ne connais pas. mon papa m’a toUT apprit ! .à lui je dois tout ! voilà. Il fait si chaud que je dois arroser même la plaque une fois plaçé , je reste là à contempler mon travail , je caresse la plaque comme si je caressais mes fréres . je sais qu’ Ils comprennent ,et sans pouvoir l’expliquer je les vois sourire . heureux! . j’enttends leurs rires d’enfants , ahhh! maman .papa on est tous là voyez vous ! quel mélange de tristesse et de joie . des émotions qui se bousculent en moi et que je laisse aller , car ce moment est un arrêt sur la vie .Je tourne et je retourne autour de la tombe sous un soleil qui m’ agresse de ses rayons , je transpire . je suis crevé , je suis fatigué , mais alors ce moment est bien à nous la famille Rodriguez .des images se bousculent dans ma tête . je revois ma mère frotter la tombe et j’enttends le cliquetis du sceau , je me revois avec mon frére insouciant lui et moi jouer entre les tombes , à cet instant là je suis déconnecté du monde d’aujourd’hui .ce n’est pas l’homme que je suis devenu qui vient de faire cela mais le petit garçon que j’étais . je suis là, debout devant la tombe je regarde . je me dis que c’est formidable d’avoir pût faire cela , et des larmes coulent mélangé à la sueur .quel façon Gégé de montrer ta joie .alors je me penche sur la tombe et sans le montrer je laisse tomber ces larmes sur la tombe .prenez mes frères et qu’elles vous rappellent à chaque jour que jamais! non jamais on ne vous à oublié ! ,, bien sur le temps oui à passé et ce n’est plus il faut le dire le cimetière qui te donne envie de mourir .mais en ce moment pour moi , c’est le plus beau cimetière du monde . et puis oui il faut partir . Et c’est à reculons que je redescends la petite colline . mon ami A me dit comme s’il voulait me rassurer * t’en fait pas si elle casse ou ne tient pas on en remettra une autre . * voilà en quelques mots toute l’Algérie à parlé . merci mon ami A d’être là . nous sommes arrivé à la sortie du cimetière sur la gauche il y a toujours cette fontaine ou coule de l’eau et je me dis combien de sceaux . combien de larmes cette fontaine à vue . combien de cercueils à t-elle vu défiler . combien de tristesse à t’elle arrosé .sait-elle qu’elle est une mine de connaissances ? mais voilà elle les garde en silence car l’amour du malheur doit se taire .
Et puis je dois aller à ce que nous appelions la vieille maison quand nous y habitions . là ou nous sommes tous né rue du docteur Mestre . rendre visite à cette belle famille qui habite là et qui lors de ma première visite m’avait reçu comme leur fils . hélas j’ai le cœur gros car la vie est passé par là , et une grande douleur à frappé durant 2013 ,je le sais . le papa et la maman sont mort tous les deux à quelques mois d’intervalles ,j’étais tellement sur de les revoir . de leur dire combien je les aime . combien je leur suis reconnaissant de m’avoir montré tout cet amour . je frappe à la porte et seul leur fille m’ouvre , quel vide . quel tristesse , ah je vois bien à son visage que tout à basculé , oui les parents sont bel et bien les piliers de toute famille . on se regarde et on comprends que ce qui faisait les bases de cette maison ne sont plus là , que dire que faire , voilà c’est ainsi ,la vie nous mets au pied du mur . C’est le temsp qui s’écoule ,je repars , j’ai ressenti plein de tristesse . papa et maman car ainsi je les appelle vous êtes à jamais dans ma mémoire , et souvent oui souvent je pense à vous là bas dans mon pays d’exil le canada . car quand fut venu le temps pour moi de renouer avec mon passé ,vous ne m’avez pas rejeté ,vous m’avez ouvert votre porte , votre cœur , .mieux . votre cœur à battu pour moi , votre famille est devenue ma famille comme si depuis toujours nous nous connaissions .
Voilà j’ai besoin de voir le large . et je décide d’aller me promener le long de la plage de st cloud .là même si mes amis m’accompagnent je peux au milieu de la foule qui déambule être seul avec moi et mes pensées et je pense à vous papa et maman partis pour le grand voyage .
Il est 20 h il est temps d’aller manger . je pars vers la caroube . car à la caroube les restaurants ne manquent pas. et je me suis promit de faire une cure de brochettes et de merguez et c’est ainsi que chaque soir presque je me retrouve a la grilladerie la caroube . et que je me régale de leur galette grillé ,leur melange de poivrons grillés en purée a l’huile d’olive . et bien sur les brochettes et les merguez . il est 22 heurs le temps de rentrer , je me promène sur la plage de st cloud il fait nuit les étoiles brillent , je suis arrivé en marchant à la pierre carré , je m’assoie les pieds pendant et je contemple la mer , et voilà que surgit le passé ! te souviens tu papa en 1962 avant de quitter notre pays c’est là toi grand chasseur qui avait dû laisser ton fusil qui avait tant tonné sur les sangliers a sididjemil , quelque part par là devant il est surement encore là. tu l’avais découpé en morceaux et jeté dans la mer ici à la pierre carré , comme sa avait dû être dur pour toi car avec lui tu jetais aussi toute ta vie .Pour les riches! pour les puissants tu n’étais rien . mais pour moi mon papa tu étais le plus grand . les oies, les canards, les sangliers, les liévres, les perdreaux que tu as tué avec ce fusil ..Je ressens une grand douleur au ventre et les yeux plein De tristesse je regarde qui la mer .qui le ciel et ses étoiles . et pourtant papa tu vois , ici tout est calme seul toi et moi on connaît ce passage de ta vie qui ce jour là à dû être terrible .comme tu as dû te sentir seul .,Je t’aime mon papa . aller va ! il faut rentrer à l’hotel . je refais le chemin en sens inverse accompagné par le bruit des vagues . et les étoiles , vous vous rappelez vous les étoiles j’avais 10 ans et j’étais ici au même endroit au temps des jour heureux .Aller il est l’heure de se coucher et ce soir ,j’ai déjà la tête pleine de ma première journée ,je garde longtemps les yeux grand ouvert vers le plafond et je pense ! voilà gégé tu y es chez toi , toute ma journée défile et se mélange sur fond de mer qui inlassablement fait rompre ses vagues sur la plage de st cloud .

Samedi 7 juin 2014..
Aujourd’Hui mon pèlerinage à sididjemil .Il est 10 h du matin . un taxi m’emmène à Randon chez mon ami A . nous sortons de Bône par la gare des trains . la campagne est magnifique , je reste persuadé que rien n’a changé dans cette nature sauvage . le long de cette petite route qui serpente à travers ,des terres agricoles , et parfois encore sauvages ou , la vitre baissé , je respire mon pays . , car je le dis et le répète ,nulle part ailleurs dans le monde sa sent aussi bon que là ,chez moi . Je sais que je suis resté le petit garçon mi sauvage qui courait les montagnes . beaucoup de ces anciens et même nouveaux poteaux d’électricité qui défilent ,sont habité par des nids de cigognes . oui jamais je n’en ai autant vu . comme c’est beau. Nous arrivons chez A ou sa gentille femme H nous à préparé un merveilleux et delicieux diner . je me régale de shorba . de couscous , de fruits nous sommes assis par terre comme il se doit . les jambes croisés , je retrouve mes origines . ma vie , le bonheur sa tient à pas grand-chose . Que je suis content . . Il est temps de partir . dehors il fait très chaud et à travers cette chaleur montent les senteurs de la vie de la rue . de ce qui fait la vie de tous les jours . de ce qui fait ma vie . nous partons à Barral chez le beau fils de A . qui habite une jolie petite propriété niché dans un coin un peu sauvage comme je les aime , ou rayonne ce beau pays d’Algérie . il y a là plein d’arbres fruitiers . et surtout des figuiers. quel bonheur , je me régale de figues . cueillit là de suite sur l’arbre comme avant au temps des jours heureux . mes amis me rergardent . ils sourient je sais qu’ils sont content pour moi , à ce moment là je ne changerai ma place pour rien au monde . je crois que même si je répétais mille fois que je suis heureux sa ne suffirait pas à traduire le moment présent , il fait très chaud un petit vent souffle . je sais, oui je sais que je suis resté toute ma vie connecté à mes origines algérienne et que c’est bon , je ne cherche même pas à l’expliquer j’en ai pas besoin car le bonheur ne s’explique pas il se vit c’est tout . nous voilà parti pour sididjemil dans les montagnes . et malgré que j’y suis déjà allé en 2012 nous avons eu un peu de mal à retrouver l’endroit , qui il est vrai , est bien caché sur les hauteurs d’une colline . je suis excité ,je descends de voiture . et je commence à grimper la colline vers là ou se trouve le camp , mais quel bonheur .mais quel bonheur . je redeviens le petit garçon qui courait dans ces montagnes je suis en short. j’avance a grands pas je ne me rends pas compte que des broussailles et des chardons me griffent les jambes . les mollets .les cuisses . mais je ne ressens rien . je vois le sang couler de ces égratignures . je ne ressens rien! non rien . ce sont simplement des caresses , comme si ma peau s’était soudainement déconnecté de la douleur , je me fous de cela , ce qui compte c’est d’arriver là haut . sa sent bon les fleurs sauvages . je suis à nouveau avec mon papa . et nous courons derrière les sangliers . àh !mon papa viens, on ne repartira plus jamais car ici est notre vie , je regarde de partout à la fois , taiooo!!! taiooo !!!. aoujeck ! aoujeckk !!( le voilà ! ) te rappelle tu papa de cette journée ou nous étions là . à sididjemil il pleuvait . dans les broussailles retentissaient les cris des chasseurs qui annonçaient qu’un sanglier allait sortir dans le ravin plus bas . et toi papa tu t’étais mit à courir sans t’occuper de moi , car tu voulais lui couper la route et court et court et court . et moi qui portait les cartouches je courais derrière toi. Et plus la peur que je me perde sa me donnait des ailes . et puis je le vois ce sanglier il était énorme qui sort des broussailles , aujourd’ hui encore je le vois galoper a travers le petit morceau de plaine . la pluie redoublait , il faisait tout de même chaud ,nous transpirions . mais voilà il est sorti trop loin devant nous et jamais j’oublierai cet instant photo ou le sanglier courait et courait . toi tu avais tiré tout en sachant que tu étais trop loin et bien sur tu l’avais raté et tu t’étais mit à jurer en arabe ah ah ah , papa mon héros comme on était bien ce jour là .s’il vous plait mon ange ne me laissez plus partir de Sididjemil !, je grimpe sur un mur de pierres . je regarde autour de moi , je voudrais tout tenir dans mes bras car je le sais je le sens cet endroit me reconnaît . nous nous appartenons je casse quelques broussailles , je broye quelques feuilles dans mes mains pour mieux lui dire * tu vois nous sommes toujours l’un à l’autre * oui je suis à nouveau l’enfant sauvage de Sididjemil .Ne me donnez rien car ici j’ai tout ! j’ai emmené avec moi une photo de mon papa sur laquelle il est tenant un vautour tué en 1960 , je la tends devant moi et je laisse aller à haute voix , afin que retentisse dans nos montagnes mon appel au secours . au secours de 50 années de séparation qui n’ont pas entaché notre fidélité et notre amour . et je parle .et je parle , au milieu des larmes , des pleurs , ma voix!ah oui , je dois la forcer pour crier ma douleur et mon bonheur , car sididjemil je crois pas que quelqu’un t’aime comme je t’aime .et je dis * tu te souviens papa comme c’était bien . quand on courait derrière les sangliers ,quand nous mangions notre boite de sardines avec un morceau de pain, assis sous les oliviers en écoutant le chant des chardonnerets et autres oiseaux , tu te souviens mon papa ? * j,ai tellement de choses à dire . je tiens devant moi la photo et je la montre à ces montagnes afin qu’elles sachent bien que nous ne les avons jamais oublié dans notre éxil .mais combien de temps devrai-je parler pour compenser 50 ans . les paroles , les pleurs , mes cris je le sais en ce moment ne sont que ma façon à moi d’exprimer ma souffrance , et ma douleur de vous avoir quitté ,vous mes montagnes de sididjemil .et puis je lâche la photo dans les broussailles , et le vent l’emporte de branches en branches . je la regarde aller et je me dis ,oui je me dis * tiens ! voilà papa te voilà déjà reparti à courir derrière les sangliers ?. * et cela m’emmène à sourire et me permet de me rendre compte que mon visage est couvert de larmes . alors ben !! avec ma main je les essuie . larmes de joie .larmes d’amour car jamais sididjemil je ne t’oublierai .je réalise que mes amis Algériens sont là . avec moi je voudrais que jamais ce moment ne finisse . je descends la piste de terre . je regarde ce chemin de terre bordé de ces grands eucalyptus qui nous ont si souvent vu passer . . je décide d’aller à la source de sididdjemil et au marabout . cette source n’a pas changé. Les gens du coin toujours viennent là s’approvisionner en eau . un bassin de ciment ou coule impertubable du temps l’eau de sididjemil , je bois . mille pensées me passent par la tête car ici aussi mon papa à but à ce robinet . . dans ce coin sauvage que le soleil écrase de ses rayons . Je pars pour le marabout . je passe devant ce qui s’appelle * l’olivier du marabout * et comme le font depuis toujours les croyants j’accroche un morceau de chiffon à l’olivier et je demande une faveur . un instant je me dis * pourquoi la plus part des gens courent après la richesse et le pouvoir ? * mais ils n’ont rien comrprit . aller je chasse vite ces pensées qui ne me concernent pas . moi je suis à sididjemil et je suis l’homme le plus riche du monde , je pars pour le marabout . ce monument en pleine forêt de couleur blanc chaux et bleu très clair ou repose le marabout sididjemil . j’entre dans le tombeau . sur son cercueil se trouvent des morceaux de chiffon de toutes couleur .laissé là par les croyants . alors je décide moi aussi de lui laisser un message et j’écris la première chose qui me vient en tête sur bout de papier * Merci marabout de me permettre de revenir chez moi dans mon pays * et je le dépose sur le cercueil que je caresse. je n’ai jamais eu peur des morts . alors encore et encore je caresse le cercueil , et je suis bien oui bien! . de moi se dégage un immense respect pour cet homme . que je ressens être bon et plein d’amour . sa s’explique pas. ainsi sont les choses .il faut quitter sididjemil . aie comme c’est dur . je le dis à mon ami A * tu sais il faudrait pas grand-chose pour que je reste pour toujours ici dans ces montagnes ,j’y ai tout , oui je pourrais vivre là * je te regarde je sais que tu me comprends mon bon ami A .ah oui à l’année prochaine sididjemil . oh que oui attends moi je ne te quitte pas . je te reviens.
Je redescends la route qui serpente . j’arrive à Pentiévre . je traverse ce village. l’église est devenue une bibliothèque . je remplis mes yeux de toutes ces images. et je pense et je pense . . je décide de passer par le lac Fedzarrah . hélàs a cette période de l’année il est asséché. Pourtant je reconnais tout , toi mon papa là aussi tu y as laissé tes marques . et en le quittant en 62 ta vie! . combien d’oies ,de canards , de grues, et vanneaux . de poules d’eau etc etc etc . ici sont tombé sous ton fusil , tu partais à bicyclette depuis Bône . Ah tu étais bien un grand chasseur mon papa . tu te rappelle une fois tu m’avais dis * regarde mon fils ! regarde bien . tu vois ces millions d’oies et de canards, regarde bien car un jour par la faute de l’homme il n’y en aura plus * ahh mon papa tu ne t’étais pas trompé va !.Il reste en moi cette beauté sauvage de mon pays et je peux la faire revivre quand je veux papa ! et je reprends la route cette petite route qui du lac Fedzarra rejoint la nationale 44 . sur cette petite route nous y avions eu un accident de voiture en 1960 , tu avais papa acheté une vielle juva 4 d’occasion que tu avais retapé ,et pour notre première sortie et qui fut aussi la seule . tu avais voulu aller au lac Fedzarra , et sur le chemin du retour la direction avait cassé , nous avions fait trois tonneaux .la voiture en feu . ce sont des gens . qui travaillaient dans le champs qui étaient venu nous secourir .ils t’avaient sorti à toi le premier et comme maman était coinçé et que le feu était dane la voiture tu leur avait dit en arabe * tirez!! Tirez!! même la jambe reste, mais tirez !* et voilà nous sortant qui pas les jambes ,qui par les bras . ila avaient avec des pelles et de la terre éteint le feu . un vrai accident .et je me rappelle tu m’avais dis * cours gégé cours!! va chercher du secours * et en m’éloignant ,je t’entendais remercier en arabe ces gens qui nous avaient secourut , mais moi j’étais petit je ne comprenais pas ce que tu disais . et me voilà en pleurant et titubant , j’étais parti au lac Fedzarra chercher du secours . et je me rappelle que nous etions rentré à Bône dans la voiture d’un laitier . qui s’appellait Ali . non je n’ai rien oublié ! je sais aussi que nous avions une douzaine d’œufs d’oie dans le cabas de maman que nous ramenions et pas un seul était cassé , et nous aucune égratignure ! oui je me rappelle de cet accident . Je sais aussi que juste à côté du lac Fedzarra coulait une belle petite rivière ou nous pêchions des barbos par dizaines . et je dis a mes amis* je me rappelle il y avait un petit pont juste avant .* et voilà ! voilàà !! oui arrêtez vous c’est ici . mes amsi étaient estomaqués ah ah ah que 55 ans après je me rappelle de ce coin . aller mes amis va je vous aime . non je vous adore ! . on s’arrête . je descends ah la la l je replonge aussitôt dans mes 10 ans . mais voilà le temps a passé . la pollution aussi . ma belle petite rivière hèlàs à subit les affres du temps . elle a diminué de moitié .il n’y a plus de poissons . une herbe verte l’a envahie .elle se meurt ! comme c’est triste . je me dis, *oui de partout dans le monde l’homme à pas encore comprit qu’en ne prenant pas soin de la nature il sonnait son arrêt de mort *. enfin ! tant pis je suis là je suis heureux . alors je descends au bord . au même endroit ou enfant je pêchais des barbos . il y en avait tellement je me rappelle que nous ne mettions rien au bout de la ligne juste trois hameçons voleurs que nous descendions dans l’eau . et en donnant des coups, on finissait par accrocher des poissons énormes . mes amis me crient de faire attention car maintenant il y a des serpents . je me fous des serpents . je suis trop heureux d’avoir retrouvé ma rivière . belle rivière des jours heureux je suis à toi . alors retrouvant mes gestes de 10 ans je tends les bras comme si je tenais mon bambou et je donne de grands coups dans les airs . voilà ! à nouveau je pêches des barbeaux . oui je le redis c’était les jours heureux ! . comment expliquer que non je ne suis jamais parti oui je sais 55 ans ont passé ! hé bien non je ne les sens pas . c’était hier que toi mon papa et moi nous étions là , sous un soleil de plomb à pêcher les barbeaux . mon pays je t’aime !.
Je rentre à Bône par la nationale 44 . il est 18 h j’arrive à l’hotel ,quelle belle journée ou à nouveau mon enfance à reprit ses droits . car oui j’ai jamais grandit en fait .j’ai toujours refusé d’oublier . car oublier l’Algérie c’est mourir . le soir est revenu je me suis assis au bord de la plage . à regarder les étoiles . dans lesquelles dansaient Sididjemil , le marabout . les sangliers . ou nous mon papa et moi courrions , je n’entendais plus le monde autour de moi , j’étais dans le mien . mes 10 ans couraient dans les étoiles. J’allais d’une à l’autre , avec en fond de bruits les vagues qui venaient s’échouer inlassablement sans jamais se fatiguer sur la grêve . Je ne veux pas que sa finisse ! Aller gégé!! faut aller dormir car demain .encore ton pays va t’aimer .

Dimanche 8 juin 2014 ..
Aujourd’hui je veux retourner sur les traces de maman .là ou elle est né à Lamy qui de toujours s’est appelé * Bouhadjar * il faut prononcer . Bouradjar . c,est à 70 km De Bône , près de la frontière tunisienne .
Voilà mon bon ami A qui comme toujours est là .présent . impertubable . dans sa bonté et sa gentillesse. Sa femme H aussi et sa petite fille M . je suis donc en famille , je ne peux être plus heureux . une belle journée ensoleillé , il fait très chaud . une belle journée d’Algérie . nous partons de Randon ( Bésbes ), . passons par Zérizer qui à conservé son nom , Maurice . puis la région de la riviére Bounamoussa . que c’est beau .la nature comme je l’aime . sauvage . verdoyante . les belles forêts de mon pays , je n’ai pas assez d’yeux pour tout voir . je veux tout enregistrer dans ma mémoire . car cette route ma maman l’a surement faite .Nous arrivons à Combes( Azfour ) ou là aussi maman tu à habité Maman . j’ai la tête pleine d’images . ma mémoire s’accélère car j’essaie de retourner à ton époque afin de mieux me retrouver avec toi . tu te rappelle maman tu m’avais dit qu’une fois lorsque ta sœur avait passé le certificat d’études à Combes . vous étiez partit avec la charrette et le cheval de Lamy à Combes et vous aviez convenu que si ta sœur avait le certificat d’études vous alliez mettre pleins de rubans sur le cheval a votre retour . et que lorsque vous étiez revenu à Lamy tout le village vous attendait avec anxiété a l’entrée de Lamy et qu’ en voyant le cheval couvert de rubans .tous les gens s’étaient mit à applaudir . à courir vers vous au milieu des you you , j’essaie de me refaire la scène maman .finalement avec rien vous étiez heureux . mais voilà tu vois maman à notre époque je suis tenté de dire rien . mais non je me trompe . c’était tout . oui tout . car avec rien qui était tout vous étiez heureux . les larmes me viennent au yeux car je sais que ces choses de la vie ne reviendront jamais . je retrouve grâce une fois de plus à un gentil monsieur . le cimetière de Combes , un tout petit cimetière à hauteur du nombres de personnes qui habitaient Combes dans ce temps là quoii ?? 300 personnes et encore je sais pas sans doute moins . un tout petit cimetière hélàs, le temps à fait son œuvre .sans entretien .la nature à reprit ses droits , ,il est juste à la sortie de Combes . dans un virage je gravis la pente de la petite colline , car le chemin qui conduisait la tristesse et la peine depuis la route est encombré de ronces et on le devine seulement . un carré ceint de murs de pierres de soixante mètres sur soixante métres ,je pousse le portail avec émotion car je sais que ici reposent ceux qui ont vécu et souffert à Combes. Hélàs une herbe sauvage et brûlé par le soleil à tout envahit . je devine plus que je ne vois les emplacements des tombes .ma mémoire s’accélère car je sais que ici quelques parts pas loin de moi est enterré ton papa . mon pépé que je n’ai jamais connut car à 35 ans il s’est suicidé avec un fusil . usé par la misère qu’il ne supportait plus , alors je refais le film de la vie à l’envers . et je parle avec lui .* toi que je n’ai pas connut tu étais mon pépé mais la vie à pas voulut que je te connaisse , tu vois aujourd’hui je suis là .pas loin de toi , ta fille ,ma maman qui n’a jamais pû revenir aussi est là avec moi, jamais tu aurais pensé que cela puisse se faire heinn ??? et pourtant . ou es tu ? à droite de moi ?, devant ? derrière ? je ne sais pas .peut-être cette tombe quejej devine ou celle là la bas ? cruelle chose de ne pas savoir avec certitude . mais je me dis que oui je suis là pas loin de toi et écoute ce que je vais te dire .* mon pépé ! personne ne t’oublie aujourd’ hui je suis venu voir ou tu as vécu ,ou ta fille ma maman à vécut , aujourd hui je retrouve la base de mes racines pour quelques instants nous sommes réunit ,je t’aime .peu importe ce que fut ta vie ,je t’aime . car je n’ai eu aucun pépé lorsque j’étais enfant et cela aura manqué à ma vie terriblement tu sais ! et lorsque je vois d’autres enfant qui se font cajoler par leur pépé , je te le dis je suis bien triste tu sais et tout me remonte , le manque de toi , le manque . oui le manque de toi ! tu vois ces larmes qui descendent sur mon visage mon pépé . c’est pour te dire que je t’aime . oui je dois repartir car la vie est ainsi .tu sais je suis un déraciné , mais là bas au canada ou je vis maintenant j’ai une image nette de ta vie de votre vie à tous et ma peine sera moins lourde à supporter . aller pépé je te laisse . je t’aime *.je me rends compte que pendant tout ce temps là mes amis m’ont attendu. Ah ! merci à vous , je sais que vous comprenez .
Nous reprenons la route de la Bounamoussa . vers Lamy ( Bouhadjar ) je ne sais pas pourquoi mais j’aime mieux dire Bouhadjar que Lamy sa me ressemble mieux . bien sur Bouhadjar à changé maintenant c’est une petite ville de 4000 personnes mais du temps de ma maman .c’était un tout petit village de 300 habitants et encore je ne crois pas , la vie y était rude . voir dure ,mon papa disait souvent à ma maman cette phrase lorsqu’elle ne comprenait pas * oh ! toi!! je sais, de toute façon tu viens de Bouhadjar * . ce qui veut dire tu viens d’un bled perdu ah ah ah . et mon ami A me dit que oui en effet cela se dit encore à ce jour , cela me fait sourire et me conforte dans mon appartenance à ce pays .oui et alors Bouhadjar est un coin perdu mais je m’en fous car c’est un coin de mon beau pays d’Algérie .j,arrive ! me voilà Bouhadjar ! j’entre dans la ville , je veux tout voir car ici à vécu ma maman ,l’église est devenue une mosquée on la reconnaît bien je me dis que c’est sans doute là que tu fus baptisé . je parcours les rues que tu as parcouru . je me dis voilà le village ou tu as respiré la première fois . ou tu as crié pour la première fois , je vois enfin ton école . je regarde la porte par laquelle tu passais pour apprendre tes premières lettres . j’essaie d’imaginer comment tu étais habillé et sachant la pauvreté qui était la votre je me dis . une petite robe de toile , des savattes . et tiens je te vois bien avec un petit ruban dans les cheveux . enfin j’y suis . je suis ou ma maman est né , je me dis * tu ne devais pas savoir à ce moment là tout le grand bouleversement que ta vie allait connaître . tout ce que la cruauté et la fourberie des hommes allait te faire endurer . tu devais te voir pour toujours dans ton beau village de Bouhadjar mais voilà il en fut autrement . je ramasse un peu de terre de ton village et voilà maman toi dans ce pays étranger et inconnu qui s’appelle la France ou tu dors à jamais je te porterai un peu de ton village. Je me sens bien triste tout à coup. Aller va , gégé ressaisit toi , après tout aujourd’hui c’est un grand jour tu es à Bouhadjar . il est temps de reprendre la route , Ta route maman ! et oui je recommence à te revoir avec la calèche et le cheval car je sais que sur cette route tu allais de Bouhadjar à Combes puis Bône . tu me le disais si souvent dans ce pays d’exil ou nous avons été jeté . la route serpente . .une route magnifique bordé de forêts d’Oliviers . ou chantent les oiseaux . , ah maman tu pouvais pas être né dans un plus joli coin de notre pays c’est magnifique ! . Et puis mon Ami A décide de faire une halte . .nous nous arrêtons au bord de la route . sous un superbe et gros olivier. Sa ressemble à Sididjemil , comme on est bien . H avait emmené des oranges des tomsons . personne ne peut savoir ce que c’est que de manger une orange thomson sous un olivier au bord de la route en Algérie . du pur bonheur . je vois que l’olivier est creux . alors je décide d’y glisser écrit sur un bout de papier . le nom ma maman et j’écris * Marie- Louise Rodriguez de Bouhadjar * et je glisse mon papier dans le tronc . il est des moments qu’on ne voudait jamais voir finir ,ah oui !! alors celui çi en est un .entouré de mes amis je suis ,comment dire * bien * non sa suffit pas . ah oui ! oui ! j’existe et j’existe en Algérie .nous reprenons la route vers Bône ,il se fait tard . j’ai la tête pleine d’images et de sons et ces sons et images je le sais sont ceux et celles de maman à Bouhadjarr .
Ce soir je vais encore manger des brochettes et des merguez au lavandou .d’ailleurs pourquoi je dis * encore * non je vais manger des brochettes et merguez au Lavandou voilà c’est tout , je reviens sur chapuis . j’arrive à St-cloud . la nuit est là . je veux pas rentrer de suite en ce moment les jours ne sont pas assez long pour moi . alors oui je m’assoie sur le sable et regardant la mer qui elle je me dis se fout de tout . elle etait là et elle sera là encore demain. Je repense à ma journée , quelle belle journée . j’ai renoué avec ma vie . je regarde la mer ou inlassablement les vagues viennent s’échouer . je regarde les étoiles .Sur le trottoir les gens font les cents pas .et se promènent . leurs cris .leurs rires me parviennent non il n’y a pas de plus beau pays au monde que mon pays l’Algérie .

Lundi 9 juin 2014 .
Il est 10h du matin.mon ami N vient me chercher , car ce jour je visite la montagne de Bugeaud . qui à Bône ne connaît pas la montagne de Bugeaud? cette forêt de l’Edough qui à plus de 1000 mètres d’altitude veille sur Bône depuis des millénaires . bien qu’elle ne fut jamais bien loin de moi dans mon enfance . et vu que nous n’avions pas de voiture je ne connaissais d’elle que la vue lointaine de ces magnifiques montagnes remplit de sapins , d’oliviers .de chênes lièges , de ronces . et broussailles qui la rendent si sauvagement belle . c’est une journée encore magnifique . je longe la mer sur laquelle le soleil est encore en train de se lever. la plage de st coud se termine pour laisser place à celle de Chapuis . , puis la route du cap du cap de Garde toute en zig zag . et puis nous tournons à gauche pour attaquer la montagne, et là pour moi commence la découverte , bien sur cela à changé, d’une montagne vierge ,elle est maintenant greffé de nombreuses constructions résidentielles . mais cela juste sur son côté mer . alors pour le sauvage que je suis .pour le petit garçon qui aime la nature,je retrouve mon enfance . elle est encore Bugeaud la montagne aux sangliers . oui !des chênes lièges par milliers de chaque côté de la petite route qui serpente sans jamais la défigurer . des broussailles, oui Bugeaud est toujours Bugeaud , et je suis au paradis . on sait bien tout ce que l’homme a dompté à pour toujours perdu sa beauté. Mais ici à Bugeaud .non ! je retrouve ma montagne .J’arrive au village de Bugeaud , il est tel que ma mémoire le voyait , presque intouché , lui même . ou règne calme et tranquillité de gros arbres bordent toujours ses petites rues . il m’est facile de faire un retour vers le passé , car le passé est toujours là . l’air est frais et sec .merci mon ami N tu as frappé dans le mille . Gégé est au paradis .Il est midi nous allons manger dans le village dans un petit resto qui s’appelle * le chalet * . on se croirait presque au tyrol , le patron vient nous voir . quel homme agréable , un sourire honnete , je sens que je suis le bienvenue . je me régale d’un plat fait de galette en tout petits morceaux . de poulet . agneau . poix chiche . œufs dur et arrosé de beurre chaud qui s’appelle Chekhchoukha ,ne pas confondre avec la Tchektchouka qui est lui à base d’oignons , servit dans un grand bol en bois de chêne aie aie un vrai délice .et puis je retourne sur la place du village . cette place n’a pas changé. Les bancs sont là , les arbres . nous abritent toujours de la grosse chaleur . je m’assoie sur un banc .mon ami N est arrivé avec un bon thé à la menthe . je crois répéter des gestes qui finalement perdurent depuis des années. Le bonheur à cela de particulier .qu’il ne décide pas du moment ou il vous arrive . hé bien voilà ! je suis heureux . Je veux voir l’église de Bugeaud . .hélas le temps à fait son œuvre . elle est là devant moi imperturbable du temps qui passe mais sans entretien .elle est comme un vieil homme qui sent la fin de sa vie . je regarde autour de moi ,tu as eu Église surement des heures glorieuses . de baptèmes . de communions . de mariages et de souffrances tu as fais ce que tu as pû , mais voilà le temps à passé . je pense à tous ceux qui sont venu ici . je n’ai aucune tristesse car le tord de l’homme est de se penser assez puissant pour se dire que les choses sont faites pour durer . mais non ! les choses sont en perpetuel changement . alors quand elles passent dans notre vie faut en profiter . ce matin je profite de l’instant présent au maximun et tout est beau . je vois la deusième église qui elle est transformé en mosquée .
la maison du garde champêtre aussi est toujours là ., les enclos ou il tenait quelques animaux sauvages gazelles etc sont encore là . la fontaine du curé chargé d’histoire . Sur l’autre côté de Bugeaud on à battit un superbe hotel * EL-MOUTAZAH* dans le style mauresque . tout peint à la chaux . magnifique endroit qui domine les montagnes environnantes et sur son côté droit la mer .Une navette fait le circuit vers les plages, tout est pensé ,piscine . et alors le calme .ah oui le calme partout . un bel endroit ou rester .je redescends à travers la forêt vers la plage de Bugeaud ( Séraidi ) si les plages de St-coud et autres sont belles .celle de Bugeaud est magnifique. Bordée de montagnes sauvages et d’immenses rochers .elle cache sa beauté au creux d’un escarpement afin qu’une fois arrivé le visiteur soit subjugué par sa magnificence .je prends des dizaines de photos .j’aimerai ne jamais partir . mais voilà ! Alors je redescends vers Bône par l’intérieur des terres ou je peux voir qu’un complexe universitaire à été construit .une ville dans la ville , grandiose . magnifique . logements pour étudiants tout à été pensé . pour les grandes études . Bône avance et c’est beau ! ». Voilà ! Bugeaud tu es toujours aussi belle et pour les Bônois tu reste à jamais * La Montagne de Bugeaud * .je rentre à l’hotel vers les 17 heures . ah quelle belle journée !! comme le temps passe vite . un peu de repos et je pars encore au Lavandou manger . ce soir ce sera une belle grosse dorade . oui oui , mais voilà une fois à table je me dis oui pour la dorade . mais laissons faire le régime . allons y aussi pour des brochette et des merguez , la galette avec les poivrons grillés , vive l’Algérie !..il est 22 heures le temps de rentrer quelle circulation aie aie . le bord de mer est noir de monde . alors encore une fois je décide d’aller m’asseoir sur le sable . au bord de l’eau .là dans la nuit personne ne me voit si je parle à voix haute on ne me dira pas fou .et je retrace ma journée . alors sur fond de mer et d’étoiles défile alors la montagne de Bugeaud . je pense à toi mon papa qui avec ton fusil à couru là aussi derrière les sangliers . chaque étoile devient un sanglier . cela me fait rire et sangloter. Ce mélange de joie et de tristesse il est à toi mon papa car oui à travers moi , tu es ici chez nous , moi j’ai la chance .le bonheur de revenir chez nous . alors je suis là pour toi , c’est toi qui respire . toi qui parle . toi qui rit . toi qui court . toi oui toi je peux le dire qui vit . car ici oui mon papa tu étais vivant . mais c’était avant . Aller il faut aller dormir car demain oui demain je me réveille à Bône et moi aussi je vais vivre . comme c’est bon ! .

Mardi 10 juin 2014.
Comme le temps passe vite , j’ai fais le maximun de choses depuis quelques jours , et aujourd’hui je me dis , je vais prendre cette journée au ralentit. Aie aie, quel ralentit . elle fût aussi occupé que les autres .à tout vouloir voir , à tout vouloir toucher . à tout vouloir ressentir mais alors que du bonheur !.
Je décide de partir vers 10 heurs à St Augustin . St Augustin à été rénové et je veux voir . Seulement de prendre cette petite route qui à la sortie de Bône nous conduit là me fait retrouver mes10 ans ou avec mes parents nous allions souvent en pensant que cela était ainsi et durerait ainsi ,j’arrive sur la petite colline et je me retourne afin de contempler la vue ,je me rappelle , nous amenions un panier de pique nique et sous les oliviers avec le chant des étourneaux , nous vivions oui je ne peux mieux dire nous vivions , au loin Bône se dessine . le port avec sa centrale d’ou émerge ses grandes cheminées dans lesquelles mon papa à chaque jour se remplissait de noir de suie pour les nettoyer et gagner son salaire d’ouvrier ,à gauche les montagnes de Bugeaud viennent finir leurs beautés.en pente douce .à droite les ruines romaine d’Hiponne ,derriére moi la basilique flanqué de ses deux grandes tours est là .imperturbable du temps, semblant me dire * regarde à nouveau je brille* . et ce tintement de cloches ?. je baisse la tête et oui vous aussi vous êtes là ? vous aussi les moutons? Ah!. * et toi oui toi ! ST-Augustin tu trône là au milieu ,tu pointe toujours ta main droite vers le ciel , je pourrai fermer les yeux et me dire que rien n’a changé , mais les choses ont changé puisque je suis un exilé et que je ne peux plus venir sur un seul désir ici te voir , alors ce matin je veux me remplir de toi . un soleil magnifique fait briller les vitraux . à l’intérieur . des dizaines de plaques de marbre collé aux murs et ou ceux qui ont voulut de remercier de tes grâces ont écrit un mot . je regarde cette allée ou si souvent nous passions . ou si souvent des milliers de pas ont martelé ce sol . toi .tu es là allongé dans ce coffre de verre , combien d’yeux sont venus ici te demander une aide, alors que retentissait le son de ton orgue ,pourquoi est-ce si facile d’avoir dix ans ? je le sais parce que ce pays me colle à la peau et que, dans ma tête , je n’en suis finalement jamais parti ! .
Je repars sur Bône , il est midi je m’arrête sur le cour Bertagna . ah ,le monde est là comme toujours même plus , le soleil aussi ,un soleil de plomb. Mais les arbres ! ah ces arbres ! combien d’années ont –ils ? dispensent leurs ombres avec générosité , de partout des tables .des chaises invitent toujours les promeneurs à s’asseoir . alors oui c’est le temps du créponnet et pourquoi à l’ours polaire , parce-que l’ours polaire est l’emblême du cour Bertagna , de par mon métier , j’en ai fais du créponnet!qui finalement n’est qu’un banal sorbet au citron Maisssss !! celui du cour Bertagna. Ah !! il à un autre gout . il à le gout de mon pays , il à le goût de mon enfance . il à le goût que nul part ailleurs on ne retrouve . il à le goût de l’amour . je suis bien installé dans ma chaise . je regarde autour de moi , et le film de mes 10 ans commence. * allo fifine ! allo jeannine !! que faites vous ici . dans votre robe à fleurs . et vos talons hauts . .ah vous êtes avant de venir, passé au REX le cinéma pour vous maquiller ??? . ah ! si vote père y vous voit aie aie la tannée !! ahhh vous venez voir les garçons ??? . sa marche . sa danse . sa virvolte , le cour Bertagna c,est le plus beau cour du monde *. et puis un coup de klacson me fait sortir de mon film . aie aie il est 13 h 30 je dois filer à l’école de Beauséjour .pas question de partir sans saluer celui qui à ma première venue m’a reçu dans mon école avec son âme , Son cœur , son amour , Monsieur le Directeur B . j’arrive à l’école il n’est pas là , je prends le téléphone et arrive à le rejoindre . et voilà que cet homme surement très occupé de par ses responsabilitées , me dit * j’arrive tout de suite Gégé * en une courte phrase tout est dit ! que du bonheur , 10 minutes après Monsieur le Directeur est là. Dans son bureau nous discutons . il à la délicatesse d’avoir amené des gâteaux .des jus de fruits . il sait lui que ici dans cette école de Beauséjour j’ai inscris ma vie d’Algérien .mais le temps passe . je dois quitter . et oui Monsieur le directeur je n’ai pas oublié l’invitation et le couscous à la maison ce sera encore remit pour 2015 inch allah ! .je n’ai pas assez de temps .le temps ! ah ! ce maudit temps qui court .
Il est déjà 14 heures même plus . aie Aie . ce soir mon ami ,non! mon frère A à organisé pour ma dernière soirée un méchoui à Ain Tehmamine à 85 km de Bône près de Souskaras et pour cela je dois me rendre à Randon d’où nous partirons ,j’arrive à Randon vers 18h . toute la famille vient avec nous . nous sommes je sais plus 10 ou 12 .ce sera du pur bonheur .ce sera comme avant. Comme pendant les jours heureux nous voilà parti à deux voitures .la nuit tombe. quel dommage pour le paysage . car à travers des routes sinueuses toutes ces belles montagnes sauvages arrivent tout de même à se deviner . alors je baisse la vitre et je sens l’air frais de mon pays il est unique au monde . dès ma naissance il m’a imprégné et même en ayant parcourut le monde , jamais aucun air ne l’a supplanté . le bonheur d’être bien ne peut se décrire car il manquera toujours des mots il se vit simplement .La lune éclaire la route . des milliers d’étoiles illuminent le ciel noir , les senteurs sauvage du thym et des broussailles arrivent jusqu’à moi. des odeurs sauvages de nature vierge ou je le sais et oui, grouillent les sangliers . ah mon papa comme tu serais heureux ici .je traverse plusieurs villages ou sitôt traversé la nature sauvage reprends ses droits. ah oui ! je dois revenir ici mais le jour . je le sais je le sens c’est un paradis dans le paradis d’Algérie oui je suis chez moi et j’appartiens à cette terre . aucune richesse au monde ne peut la valoir .Aprés une bonne heure de route nous arrivons à AinTehmamine . sur les hauteurs du minuscule village le restaurant se reconnaît par ses lumières ..il est en bordure de route . et au loin se dessinent les montagnes . une immense terrasse garnie de tables , un grand BBQ .sa sent bon le charbon de bois .d’immenses fumées nous entourent et nous font présager le festin les grillades !. Des moutons sont supendu .ah ! je vais y faire honneur . une immense table est arrangé pour nous , arrivent la Kesra ( la galette ) toute chaude . l’huile d’olive et l’harissa , les poivrons grillés a l’huile d’olive et mit en purée hummmm !!! mon ami A à tout arrangé .Dèja de gros morceaux d’agneau grillent . je n’ai pas mangé ! ah non !! j’ai dévoré . je me suis empiffré de moutons , de camoun . d’harissa ,j’ai mangé chez moi en Algérie.là ! à cet instant comme j’aurai voulut manger toute ma vie . et puis oui avoir autour de moi tous mes amis et amies ,entendre les enfants me dirent * tonton * tonton * quelle belle soirée entouré de ceux que j’aime et qui je le sais m’aiment . Il est 1 heure du matin . faut rentrer nous reprenons la route en sens inverse . il n’y a pratiquement que nous dans la nuit étoilée .mais quelle belle soirée . pourquoi faut –il que cela finisse ?, dans la voiture le petit A agé de 8 ans chante .il est heureux au milieu de nous .il est intarissable de chansons .et puis quand nous commençons à arriver vers la fin du voyage , lui le rossignol ne chante plus .il est triste .il à comprit que nous allions nous quitter. Cela m’a touché énormement . hé bien tu sais mon gentil A moi aussi tonton, je t’aime beaucoup !.

Mercredi 11 juin 2014
Voilà mon séjour achève .il faut rentrer à Alger et de là à Montréal .je me lève à 9 heure je veux profiter une autre fois de la mer .et comme l’hotel est juste au bord de la mer je vais me baigner à cet heure là il n’y à pas beaucoup de monde. St cloud me voici ! , mes dix ans marchent sur le sable . mes dix ans entrent dans l’eau . j’ai tout ! oui tout . je fais même exprès d’avaler de l’eau de mer . oui tu as toujours le même goût . celui des jours heureux. Je voudrai ne jamais avoir grandit ! je voudrais voir ma maman sur le sable me crier * sors que tu vas attraper la crêve * je voudrais ! je voudrais ! oui je voudrais finalement sortir du cauchemar qui dure depuis des dizaines d’années, depuis que j’ai dû partir du paradis !.il est temps de partir pour l’aéroport , dilem cruel . dans ce taxi qui longe la corniche . le lever de l’aurore . la gare des trains . la seybouse , les cigognes , aie aie l’aéroport . j’ai le cœur gros , je suis triste . car je vais m’arracher à ma vraie vie . dans cet avion qui me ramène à Alger la tête dans le hublot je regarde l’aérodrôme des salines qui s’éloigne . je regarde la mer des salines . je pense à tout ce que j’ai fais en si peu de jours . je vois le visage de tous mes amis défiler , tous ceux que j’ai rencontré , des milliers d’images se mélangent dans ma tête comme un feu d’artifice , ah oui ! j’ai vécu l’espace de quelques jours ma vraie vie celle qui aurait dû être toujours .


Èpilogue ..
Voilà ! j’ai raconté !ou plutôt .. j’ai !oh pis à quoi bon chercher !
Papa , Maman vous étiez je vous le jure tout le temps avec moi dans ce retour aux sources . Papa tu as de nouveau chassé les sangliers à Sididjemil . toi maman lorsque j’étais à la plage de St-cloud tu étais là assise dans ta robe à fleurs et tu as de nouveau chanté comme tu chantais ta chanson * je t’ai donné mon cœur ,tu tiens en toi tout mon bonheur* je me dis que jamais chanson ne fut plus vraie si on l’adresse à notre beau pays d’Algérie .
Vous tous mes amis ,amies ! ceux d’un moment sachez que j’ai très bien senti de suite l’amour de l’amitié que vous me donniez en m’aidant dans mes recherches . vous autres oui mes amis amies ceux de toujours qui vivez dans notre beau pays et qui m’avez aidé , comprit ,reçu dans votre maison comme un membre de votre famille vous tous qui m’aimez comme je vous aime. Vous ,avec qui j’ai vécu ces moments trop court vous le savez de bonheur . merci de m’avoir comprit . merci de m’avoir aidé ,merci de m’aimer , moi Gégé je vous aime .
Toi mon beau pays d’Algérie , tes souffrances. tes joies font parti de ma vie . j’ai eu l’immense bonheur de naitre sur cette terre . je suis fier de dire * je suis né en Algérie . je suis un Algérien .
À toi Said , à toi papa . à toi maman .
* Les jours heureux * .
Gégé
gr.piednoir@videotron.ca

 
Méssage de : Coraliie      posté le : 22 fvrier 2015
Je recherche des personnes qui auraient fréquenté l'école Sainte Geneviève et le cours Fénelon à Alger. J'habitais principalement rue Sadi Carnot, mais ai vécu également pendant quelques années à la Redoute, à Châteauneuf et à Birmandreis.
coralia3@laposte.net

 
Méssage de : Coralie      posté le : 22 fvrier 2015
J'aimerais partager avec vous, le site que j'ai fait créer et qui relate tous les moments de bonheur que j'ai connus là-bas du temps de mon enfance et de mon adolescence. Il s'intitule : www.algerlablanche.fr/
Surtout, n'oubliez pas de mettre le son sur votre ordinateur.
Cordialement
coralia3@laposte.net

 
Méssage de : enclins Jocelyne      posté le : 21 fvrier 2015
Je suis la soeur de Chantal saulnier,jocelyne.J envoie ce message pour vous dire que le 4 mars elle aurait eu 73 ans.son décès,le 13 novembre à été une dure épreuve à surmonter,mais sachez que pour elle ce fut une délivrance.elle souffrait tant! Pensez à elle,priez pour son repos.J aimerais correspondre avec d anciens amis de lambda comme René Marthe,Annie Claude Robert,avec qui j allais en classe au collège de bel abbés,
encinas.Jocelyne@gmail.com

 
Méssage de : Jocelyne Serrano      posté le : 17 fvrier 2015
Bonjour,
J'ai ressentie une vive émotion en lisant tous ces messages je suis née à Oran en 1947 j'ai vécu à st hubert jusqu'a 1958 Ala suite de la mort de mon père qui état maitre de chai à la cave CVMA nous avons dû partir pour le quartier Maraval j'allais au collge MARAVAL
Si quelqu'un se souvient de la famille serrano. Merci
Jocelynemeslier@gmail.com

 
Méssage de : marie38440      posté le : 16 fvrier 2015
Mercedes LOPEZ ... lopez jerome et de lopez carmen(né carceles) .... Ton frère s' appelai Hassen ... appeller lopez alexandre il est mort a oran dune cangrenne il avait des freres et soeur.je recherche cette personne ambegarra@free.fr
ambegarra@ free.fr

 
Méssage de : BEAU-GOSSE      posté le : 16 fvrier 2015
CHERCHE-alain-manlay-des-issers-perdu-de-vue
martinezrmc@outlouk.fr

 
Méssage de : nabilus      posté le : 15 fvrier 2015
bonjour voila mon per est né le 11 octobre 1942 a etudié a lecole cazenave blida 1950a1956 son nom est bencheikh farouk est il tien bkp a avoire des photos de classe voila mon num 06 74 53 16 66
dumus49@gmail.com

 
Méssage de : hajira perle      posté le : 14 fvrier 2015
je cherche ma grand - mère Orelli antoinette née saccani née le 23avril 1914
Rimhadjira@gmail.com

 
Méssage de : mustapha      posté le : 13 fvrier 2015
je suis a la recherche d'un certain Aichour Ahmed fils de Salah et
d'une mere espagnole ayant fait son service militaire a Alger dans
les annees 60.
me contacter a mon email: alimustali@gmail.
Merci
alimustali@gmail.com

 
Méssage de : sekini      posté le : 13 fvrier 2015
Je suis de boghari et je suis à la recherche de mes anciens camarades de classes partis dès le mois de juillet 1962.Il s'agit de :Saurat Etienne jean paul ,Mayence yves et Ayache Bensaid.Contacter le site qui fera suivre.
cobra3149@hotmail.fr

 
Méssage de : petitpierre      posté le : 13 fvrier 2015
j'aimerais reprendre contact avec une copine de jeunesse Rabia Salah avec laquelle je travaillais au génie à maison blanche dans les année 60.Ca me ferait extrêmement plaisir
pierresuzy@hotmail.fr

 
Méssage de : FATMOUCHE      posté le : 11 fvrier 2015
bonjour,
je recherche des personnes qui ont fréquenté l'école de Clairefontaine prés d'Ain el Turck je suis arrivée en France dans les années 70, ma dernière maitresse était Mlle BLANCHE cm2 qui était aussi la directrice de l'établissement si vous avez des photos de cette période que je suis preneuse.
moi j'en n'ai une photo de classe.
je sais que après 1970 c'est 2 maitresses ont excercé dans une école sur bouisseville
j'attend vos témoignages
fhamou@saur.fr

 
Méssage de : idriss benbouza      posté le : 9 fvrier 2015
bonjour mr meyer .désolait je suis pas pied noir .je suis ne 1975 a ain touta jai besoin de votre aide aussi s il vous plait .0647.71.37 Jai une personne qui a vecue a ain touta
matassam.et cristol essayer de me contacter svp 064771.3830
driss_djim@hotmail.fr

 
Méssage de : idriss      posté le : 9 fvrier 2015
mr meyer bonjour je sui originaire de ain touta merci de me contacter au 06.47.71.37.30 c est urgent svp
fidelcharlot@hotmail.fr

 
Méssage de : jean pierre      posté le : 7 fvrier 2015
bonjour a tous les pn je recherche. martinez de cheragas alioua abdeltif.. abacha mohamed . merci
chevalblanc30@live.fr

 
Méssage de : viviane      posté le : 7 fvrier 2015
je recherche ma marraine qui avait une pâtisserie à Babel oued.
Sa Maman s'appelait Mme Michel.
viviane.reus@gmail.com

 
Méssage de : viviane      posté le : 7 fvrier 2015
Je recherche Mr et Mme VILLALLONGA Robert qui habitait aux retour de la Chasse.
viviane.reus@gmail.com

 
Méssage de : djemai      posté le : 6 fvrier 2015
je voudrais de l aide pour avoir des nouvelles de anne marie marzocchi qui habitais route de medjana a bordj bou arreridj et qui a quitter l algerie en 1962
crabba34@]yahoo.fr

 
Méssage de : Gace Marie      posté le : 6 fvrier 2015
Bonjour je voudrais avoir des nouvelles dema marraine et mon parrain famille delmas de tiaret Cordialement gallo marié Paule
Tiaret1962@yahoo.fr

 
Méssage de : rabea      posté le : 25 janvier 2015
je suis à la recherche de cousins et cousines maternelle le nom de notre grand mere est BOUKERMA Sadiaa elle habitait a Alger
automne67@gmail.com

 
Méssage de : lev      posté le : 21 janvier 2015
je souhaite retrouver toutes et tous les jeunes des années 1960 a 1965 qui habitaient et fréquentaient la rue burdeau ,la rue du languedos ,la rue de nimes ,et l ecole dujonchay
jackie_laub@hotmail.com

 
Méssage de : mustapha      posté le : 17 janvier 2015
je suis a la recherche de Aichour Ahmed fils Salah et de mere espagnol.Ayant passe son service militaire dans les annees 60 en Algerie.Ses demifreres resident a Setif Algerie.tel 213773149039.
alimustali@GMAIL.COM

 
Méssage de : mustapha      posté le : 17 janvier 2015
l'intervention des politiques a failli briser les liens entre les pied noir et les arabes algeriens,heureusement que ces memes liens sont restees tres solides.ni haine ni detestation ne triomphe,le grand gagnant c'est l'amour.j'habite la cite des cheminots a la rue du docteur roux.
alimustali@gmail.com

 
Méssage de : karine      posté le : 16 janvier 2015
Bonjour à tous je suis la fille de Jeanine GARCIA (1932)de St Leu Oran et de Georges Buriel(1931) de Maoussa, si quelqu'un connait mes parents faites le moi savoir, j'aimerai leur faire une surprise. Merci à vous et que vive le plus longtemps possible l'amour des "Pieds Noirs". Merci
karramella@hotmail.fr

 
Méssage de : nanou      posté le : 13 janvier 2015
En parcourant le site des pieds noirs -j'ai eu envie de contacterdanielle.rambaud@hotmail.fr
j'ai vu qu'en octobre 2013 vous aviez posté un message.
Comme votre nom de famille me parle, je me permets de vous contacter pour savoir si vous seriez de la famille de Huguette RAMBAUD qui habité Alger en 1955 et qui était assistante sociale. Elle devrait avoir aujourd'hui 93 ans. Elle m'a connu bébé, je voudrais juste avoir de ses nouvelles.j'ai d'autres infos sur cette période là merci à vous pour la réponse que vous voudrez bien me faire.
bonne journée
merci de transmettre si possible
grandmamie@sfr.fr

 
Méssage de : satgé      posté le : 12 janvier 2015
Je m'appelle Guy Satgé, nous habitions la ferme à cotè d'Aïn-Frass entre Mercier-Lacombe(Sfissef) et Aïn-Fekan
j'ai toujours habité la ferme, j'ai parlé arabe avant de parler français, j'aimerai retrouver mes anciens élèves de l'école de Hounet(departement de Saïda)que j'ai quitté en 1962 et revu en 1984, j'ai fait 12 ans potache à Sonis (sidi-bel-abbès)j'ai vécu hors de France (pas militaire), je suis revenu en 2004 et je m'occupe en restaurant des vieilles maisons que je revends et l'état me prend pratiquement pour "nourrir" tous ces inutiles.
melrer@orange.fr

 
Méssage de : là-bas      posté le : 11 janvier 2015
Je suis née à sainte barbe du tlélat en 1961 de Joseph CARDONNA et Henriette PERAL; nOUS SOMMES PARTIES EN D2CEMBRE 1962; sI VOUS VOUS RAPPELEZ 2CRIVEZ MOI
geraldine.gout@outlook.fr

 
Méssage de : correcte      posté le : 1 janvier 2015
Je cherche la famille selva de thiersville (mascara)il ya 20ans ou j'ai ete voir le grand pere selva a lyon (france) c'est le petit fils du grand pere nouar djillali de tiersville (mascara) tel:213 0550225345 / 0661225354 j'attend la reponse
nouar_31@hotmail.fr

 
Méssage de : marie.mary      posté le : 7 janvier 2015
Famille BARON - Alger/Tizi Ouzou/Bordj Menaiel. Cherche infos sur la famille BARON et alliés qui étaient en Algérie vers 1895-1915. Notamment une "Pierrette" qui écrivait à son "filleul" Pierre Baron en 1912 ((Pierre (Emmanuel) Baron habitait en 1912 en France à Bordeaux rue Servandoni)). Merci beaucoup.
marie.mary@libertysurf.fr

 
Méssage de : ely      posté le : 6 janvier 2015
Je suis à la recherche de personnes connaissant la famille Castillo eugène de ST CLOUD ORAN.
Je serai très heureuse de pouvoir entrer en contact avec ma famille CASTILLO.
simone.veit@orange.fr

 
Méssage de : cemaphore      posté le : 5 janvier 2015
Bonjour , a vous tous.excellente annee 2015, je recherche me loeticia Demas nee serano qui avait l'institut de beaute Marc au dessus de l'eglise ,st esprit et passage clauzel, et place de la bastille a Oran [ algerie] elle avait 4 enfants annie claude , joelyne. robert , jacques actuellement medecin en urologie a paris... j'aimerai tant avoir de leurs nouvelles ; je travaillai a l'epoque en 56 57
danielle56@bezeqint .net

 
Méssage de : manzannie      posté le : 5 janvier 2015
bonne et heureuse annee a tous les pieds noirs de France et surtout a ceux d'inkermann
manzano annie fille de manzano jules
jacques.lacube3@orange.fr

 
Méssage de : Medamine      posté le : 4 janvier 2015
Bonjour;
Je suis à la recherche de Jocelyne SANCHEZ qui habitait avec ses parents à ORAN CARTEAUX au 10 Rue du Blockhaus.
mebddip@yahoo.fr

 
Méssage de : Soleil      posté le : 2 janvier 2015
Une année qui s'en va en grignotant un peu de notre vie; une autre qui commence laquelle, j'espère, sera messagère de paix, de bonheur,et particulèrement de santé.Très bonne année 2015 à TOU(E)S.
Ma pensée va vers toute victime - quelle que soit son origine - de la barbarie humaine.
monenfancealg@yahoo.fr

 
Méssage de : Bernadette-ROBERT      posté le : 2 janvier 2015
Je recherche Josiane ESCARRE -ma "sœur de lait"- qui habitait Rue Mizon à ALGER. Mes arrières Gds-parents maternels VERDUSKI habitaient 7 rue Mizon et en 1947 année de ma naissance (et celle de Josiane) mes parents habitaient 13 Bld Guillemin puis BLIDA jusqu'en Juin 1962.
bernadettebremaud@hotmail.fr

 
Méssage de : alimustali      posté le : 2 janvier 2015
je suis en faveur du rapprochement de toutes les communautes et dans l.acceptation de l.autre sans cela pas d.issue.
alimustali@gmail.com

 
Méssage de : CHABERT FIOL      posté le : 28 decembre 2014
BONJOUR
je suis à la recherche de personnes ayant connu les famille Chabert ou FIOL ayant vécu à ain taya.
cordialement
a-m.lebrun@orange.fr

 
Méssage de : titeleu      posté le : 28 decembre 2014
qui connait gilbert larrique merci
evelynecharrier@sfr.fr

 
Méssage de : jeannot      posté le : 28 decembre 2014
je cherche des personnes qui habitaient Sétif des années 50 à 60 citée des cheminots nom de la famille Cendre
jean-louis.cendre@orange.fr

 
Méssage de : lucette      posté le : 27 decembre 2014
bonjour à tous,Je viens vous souhaiter une très bonne année pour 2015 surtout la santé ,du bonheur j'espére que vous avez tous passés un joyeux noël en famille ,je vous embrasse et bonne année Lucette
lucette.valentin@free.fr

 
Méssage de : sand      posté le : 26 decembre 2014
Bonjour
Mon papa jean michel brocato est décédé il y a trois ans il est né à guyotville peut-être le connaissez-vous cordialement
sandvf@orange.fr

 
Méssage de : eliane reghaia      posté le : 23 decembre 2014
joyeuses fêtes à tous ceux qui me reconnaissent
lagneau.georges@orange.fr

 
Méssage de : annie albert      posté le : 22 decembre 2014
Qui pourrait me dire ce qu'est devenue Jacqueline Balouka qui vivait à Sevran (93) entre 1962 et 1966? Nous étions au CEG de Sevran dans ces années-là. J'aimerais tellement avoir de ses nouvelles.
annie.albert@wanadoo.fr

 
Méssage de : liliane48      posté le : 2 decembre 2014
si quelqu'un connait barranco jean pierre de mostaganem j'aimerai avoir de ses nouvelles merci à vous de me laisser un message en cas ...depuis soixante deux!!!!amicalement
g.sarrazin@yahoo.fr

 
Méssage de : annette      posté le : 17 decembre 2014
Bonjour, je recherche la famille de Josephine Campillo nėe à oran en fevrier 1915 ......merci
anne.villataupiac@gmail.com

 


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